Systèmes de communication

La communication est fondamentale pour chaque société. Depuis toujours, le langage, le dessin, puis l’écriture ont permis aux peuples d’évoluer, de transmettre leurs savoirs et leurs valeurs. Les progrès technologiques font que la quantité d’informations n’a jamais été aussi importante qu’aujourd’hui. Elle augmente à une vitesse vertigineuse et se présente sous forme de données, d’images, de sons, de films. Sa circulation instantanée autour du globe à travers les réseaux de communication la rend omniprésente, puisqu’on peut quasiment y accéder en tout temps et de partout.

Si ces possibilités de communication sont conçues pour être simples d’utilisation, la complexité de leur fonctionnement est fascinante: il s’agit souvent de résoudre un problème technique par un usage original des mathématiques.

Comme ingénieur-e en systèmes de communication, vous devez assurer de façon performante et fiable la circulation des flux d’information. Vous y parvenez en développant de nouvelles méthodes de communication qui permettent de compresser les données ou de les protéger aussi bien contre des perturbations liées au milieu dans lequel elles sont transmises que contre des attaques malveillantes. Cette dernière activité repose notamment sur la cryptographie, un domaine qui subit une évolution continuelle pour demeurer efficace face à l’ingéniosité des pirates informatiques.

Les applications sans fil connaissent aussi des développements importants. Parallèlement à l’évolution de la téléphonie mobile, la miniaturisation des composants permet aujourd’hui l’implantation de capteurs dans des objets divers (systèmes embarqués). Communiquant en réseau, ces capteurs permettent de surveiller ou de déclencher des actions : des applications existent déjà au niveau du climat (permafrost, avalanches), du positionnement d’objets (comme par exemple les téléphones portables) ou encore de la sécurité des bâtiments. Il faut alors développer des protocoles à même de gérer les nombreux échanges de données, tout en minimisant la quantité d’énergie nécessaire au fonctionnement du système.

Présentation du programme

Les piliers de la formation d’ingénieur-e en systèmes de communication sont les mathématiques, l’informatique, l’électricité et les télécommunications. La section Syscom de l’EPFL favorise en outre les opportunités de passer une année dans une université étrangère, que vous pouvez choisir parmi le grand nombre d’institutions avec lesquelles elle a de fréquents échanges d’étudiants.

Bachelor (180 crédits ECTS)

Les cours de 1re année sont donnés conjointement aux étudiants en informatique et à ceux en systèmes de communication. Vous y recevez des bases fondamentales en mathématiques, en informatique et en sciences de l’information. Un projet vous permet d’établir un premier contact concret avec votre future spécialisation. A la fin de cette année initiale, vous pouvez choisir de rester en systèmes de communication ou de passer en informatique. Au cours des 2e et 3e année du cycle bachelor, vous poursuivez votre formation de base en mathématiques/physique ainsi que dans des branches spécifiques par le biais de cours sur la sécurité des réseaux, le traitement du signal, les circuits et systèmes, les modèles stochastiques pour les communications, etc.

Plan d’études

Perspectives Master

La formation proposée au cours de vos deux dernières années de formation est aussi vaste que variée. Elle se présente sous forme de cours à option. Le programme de Master, dont l’ensemble des cours est donné en anglais, propose plusieurs domaines de spécialisation : Computer engineering-SP, Computer science theory, Data analytics, Foundations of software, Information security-SP, Internet information systems, Networking and mobility, Signals, images, and interfaces, Software systems, Wireless communication.


D’autres programmes s’ouvrent aussi à vous après la réussite du Bachelor, notamment certains masters interdisciplinaires.
Plus d’infos sur les programmes d’études Master à l’EPFL.

Veuillez noter que les informations concernant la structure des programmes ainsi que le détail des plans d’étude sont susceptibles d’être ajustés.

Perspectives professionnelles

Une fois le programme bachelor puis un programme master accomplis, vous êtes prêt à entrer dans le monde professionnel. Les possibilités qui s’offrent à vous dépendent fortement de votre ouverture d’esprit et de votre aptitude à appréhender des situations nouvelles. En d’autres termes, de votre capacité à faire face au changement, une attitude que vous aurez appris à privilégier grâce à un plan d’études en constante évolution, à la provenance variée des étudiants que vous côtoierez ainsi que grâce à une politique de recrutement du corps professoral largement ouverte sur le monde entier.

Compte tenu de l’importance croissante de la communication, vous trouverez des débouchés dans l’ensemble des secteurs de l’économie, en particulier dans les secteurs financiers ou des télécommunications. Selon vos intérêts, vous pourrez exercer vos talents pour garantir la qualité, la fiabilité, la rapidité ou encore la sécurité des échanges d’information. Vous assumerez rapidement des tâches de chefs de projets ou des responsabilités dirigeantes. Les plus entreprenant-es d’entre vous choisiront de créer leur propre structure, le potentiel d’innovation en matière de systèmes de communication se prêtant particulièrement bien à de telles initiatives. Il se peut enfin que la découverte du fabuleux potentiel de recherche des Syscom vous incite à entreprendre un travail de doctorat qui vous ouvrira notamment les portes d’une carrière académique.

Quel que soit votre choix, vos activités professionnelles exigeront aussi des compétences relationnelles, puisque vous les exercerez le plus souvent en équipe, en collaboration avec des personnes de formation variée.


Alumni – que deviennent-ils?

Yannick Do

Mon intérêt pour le web et les réseaux informatiques m'a poussé à étudier les systèmes de communication.

Yannick Do, Bachelor et Master en systèmes de communication (2009)

Depuis 2011, je travaille comme consultant pour l’un des plus grands cabinets de conseil en technologie. Je suis spécialisé dans tout ce qui est lié à l’architecture technique et la mise en place des infrastructures et processus IT; même si mon rôle évolue à chaque nouveau projet. C’est l’avantage du consulting: il n’y a pas forcement de journée type, chaque jour est différent et offre de nouveaux challenges et opportunités.

A la fin de mes études à l’EPFL en 2009, je suis d’abord parti en stage 6 mois à l’ambassade de Suisse au Japon pour travailler au bureau des Sciences et Technologies. Là-bas, j’ai été responsable de l’organisation de plusieurs événements liés à l’innovation, ainsi qu’à la promotion de start-ups et PME suisses envers les différents partenaires japonais. En plus de découvrir une nouvelle culture, j’ai beaucoup appris dans le domaine de la collaboration internationale et l’intelligence scientifique. En revenant en Suisse, je suis retourné à l’EPFL pour effectuer mon service civil au laboratoire de topométrie, comme software developer, avant d’intégrer mon poste actuel.

Ce ne sont pas forcément les connaissances techniques pointues que j’ai apprises à l’EPFL que j’utilise au quotidien. Mais par contre, après des études aussi intenses que celles proposées au poly, j’ai appris “à apprendre” de manière efficace, et je peux me confronter quotidiennement sans crainte à de nouveaux challenges. Pour mon emploi actuel, l’attrait du voyage, de projets d’envergure et les possibilités de développement professionnel m’ont attirés. En tant que junior, j’ai tout de suite été confronté à des responsabilités importantes et eu la chance de pouvoir me développer très rapidement.


Témoignages d’étudiants

Le simple fait de pouvoir (presque) tout créer avec l’unique aide d’un ordinateur tout en étant uniquement limité par l’imagination m’a toujours fasciné.

Teo Stocco, étudiant en 2e année de Bachelor.

… en autodidacte jusqu’au choix de la section : Systèmes de communication ou Informatique ? Après avoir participé aux journées de visite des gymnasiens à deux reprises (une fois plus orientée sur le côté systèmes de communication, l’autre fois sur le côté informatique) et étudié précautionneusement le plan d’étude, mon choix s’est porté sur les Systèmes de communication où les cours obligatoires sont plus mathématiques et plus centrés sur les sciences de l’information.

La première année m’a fait découvrir deux matières passionantes de ces études : structures discrètes et science de l’information. Ces deux branches se distinguent des autres cours par le fait que les sujets étudiés sont assez atypiques et très vastes. Bien qu’elles demandent une bonne charge de travail, les notions vues et les acquis vous ouvrent les yeux sur le monde mathématique et sur le sujet fascinant de vos études. Deux grands autres plaisirs de ces études sont le nombre impressionnant de choix d’options (toutes alléchantes, dès la deuxième année) et les applications des acquis à travers petits comme grands projets. Ces derniers sont avant tout centrés sur des problèmes réels (calcul de trajet en transport public, simulation d’épidémie, etc.) qui sont ainsi très motivants.

Etudes difficiles ? Peut-être. Un important niveau d’engagement, oui. Mais cela en vaut la peine ! Les anciens élèves que vous aurez l’occasion de rencontrer avant et pendant vos études auront toujours des histoires incroyables à vous raconter. Que ce soit à propos du projet dans lequel ils investissent leur temps, quelles sont les entreprises qui les courtisent ou comment ils ont fondé leur start-up à succès, etc. Le plus impressionnant est avant tout la variété et la qualité des débouchés qui vous sont offerts après de telles études.

Un jour, un de mes amis, rencontré lors de ma première année, m’a proposé avec un autre élève de l’accompagner aux USA pour un stage. Il avait en effet coopéré l’année précédente avec un professeur de la fameuse agence spatiale nationale, la NASA, et il planifiait d’y retourner. C’est ainsi que je me suis retrouvé à appliquer mes acquis de cours et à l’avantage d’un projet qui vise à mettre en place une surveillance globale de certains indicateurs terrestres pour évaluer le risque et prévenir l’arrivée d’un tremblement de terre plusieurs jours à l’avance. Mon rôle était de m’occuper de la récolte des données enregistrées par les satellites jusqu’à leurs traitements, analyses puis stockage dans un centre de données. Outre l’aspect technique, c’était une occasion en or de découvrir la Silicone Valley et l’esprit qu’il y règne. À refaire sans hésiter !


Avant d'entamer mon Bachelor en Systèmes de communication à l'EPFL, je ne savais même pas ce qu'était un système d'exploitation, le langage Java ou même la programmation !

Céline Dupuis, étudiante en 1ère année de Master

… des ordinateurs pendant son temps libre pour étudier dans la Faculté IC. Mais qu’on se l’avoue, avec ces études on tombe forcément un peu dans le monde des geeks… et c’est plutôt cool !

Ce qui m’a directement plu, c’était le fait de découvrir ce qu’il se passe réellement lorsqu’on fait une recherche sur Google, lorsqu’on envoie un e-mail ou lorsqu’on compresse un mp3. À l’aide des formules mathématiques et des théories enseignées, on lève petit-à-petit le voile sur le mystère des réseaux et des ordinateurs. La 3e année m’a confirmé que j’avais fait le bon choix d’étude lorsque j’ai pu suivre des cours comme Digital Photography, Computer Graphics ou Signal Processing. Ayant toujours apprécié le milieu des arts et de la musique, j’étais ravie de pouvoir lier la rigueur de la science à la créativité. Et puis il y a eu ce projet de simulation du Casino de Montreux qui a brûlé en 1971 : “Smoke on the Water, Fire in the Sky”. Qui n’a jamais entendu ce fameux refrain de Deep Purple qui raconte l’histoire du Casino de Montreux qui prit feu pendant un concert en 1971 ?

Lorsque j’ai vu que le Laboratoire de communications audiovisuelles proposait de reconstituer virtuellement cette salle de concert, j’ai sauté sur l’occasion. Il s’agissait tout d’abord de réunir le plus grand nombre de documents afin de pouvoir modéliser de manière précise le Casino. Pour ce faire, il a fallu interviewer des personnes ayant assisté au premier Festival de Jazz de Montreux, lire des articles de journaux aux archives de la ville, analyser des dizaines de photos, rechercher les plans d’architectures, etc. Ajouté à cela, nous avions à disposition des anciens enregistrements audio et vidéo, grâce au travail du Metamedia Center qui a entrepris la digitalisation de plus de 5’000 heures de concerts du Montreux Jazz Festival. Quoi de plus stimulant que d’être plongée dans ce passé rempli d’histoires et d’anecdotes et d’avoir accès à un tel patrimoine artistique ?

Une fois la salle de concert modélisée par ordinateur, nous avons appliqué des algorithmes d’acoustique afin de reconstituer le son en 3D. Le projet a été présenté pendant les deux semaines du Montreux Jazz Festival l’été passé : lors des quelques deux-cents démos que nous avons données, les spectateurs se retrouvaient plongés dans l’ambiance seventies, entourés de 16 haut-parleurs et face à un écran géant sur lequel était projeté la ballade virtuelle dans le Casino. En pleine immersion, il était possible de revivre un concert des années 70 comme s’ils y étaient !

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