Le génie électrique et électronique

L’électricité est un élément indispensable de notre vie quotidienne : il est difficile de s’en passer ne serait-ce qu’un seul jour. C’est une ressource unique, dotée d’une double propriété : elle est à la fois énergie et vecteur d’information. Le génie électrique et électronique se trouve constamment à la croisée de ces deux domaines.

L’exploitation de cette double nature de l’électricité s’est encore accentuée avec l’essor exceptionnel de la micro et de la nanoélectronique qui favorisent les interactions entre ces deux caractéristiques. Il est ainsi devenu possible de concevoir des fonctions électroniques toujours plus complexes pour des appareils usuels (téléphone, ordinateur, lecteur MP3, etc.), avec des composants nanométriques installés sur des supports de plus en plus petits (puce électronique).

D’autres domaines profitent aussi pleinement de ces avancées : les technologies biomédicales, qui disposent de capteurs de plus en plus sensibles, les systèmes embarqués ou encore l’ingénierie spatiale.

Comme ingénieur-e électricien-ne, vous participez aussi activement au développement de tous les outils (images, son, multimédia) utilisés par les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Vous développez ainsi des technologies dans les domaines de l’acoustique (prise et émission de son, microphones), des antennes ou capteurs sans fil, des ondes électromagnétiques, du traitement de signal (numérisation, compression, sécurité), de l’optique, de la photonique ou encore de l’analyse d’images.

L’énergie constitue également un pilier essentiel de la formation en génie électrique et électronique. Si la production, le transport et le stockage de l’électricité restent fondamentaux, un autre défi clé concerne sa gestion dans une perspective durable. Un exemple : la production irrégulière en énergie d’une éolienne doit être absorbée et valorisée au sein d’un réseau plus vaste. Cette opération implique une coordination avec d’autres sources d’énergie qu’il est souvent difficile de réaliser. Grâce à vos connaissances dans le domaine de l’électronique de puissance, des réseaux électriques décentralisés, de la gestion et de la communication rapide d’informations ou de la microélectronique, vous jouerez un rôle majeur dans les décennies à venir pour apporter des solutions aux problèmes énergétiques que nous avons à résoudre.

Présentation du programme

Bachelor (180 crédits ECTS)

Une fois les bases scientifiques acquises (1re année), le cursus propose des cours généraux sur l’électronique, l’électromagnétisme, les circuits et systèmes et le traitement du signal. Cette formation est complétée par des travaux pratiques en laboratoire et des projets. En dernière année de bachelor, vous choisissez deux des trois orientations qui constituent le coeur de la formation : micro- et nanoélectronique, technologies de l’information et énergie.

Plan d’études


Perspectives Master

Au Master vous approfondissez une thématique de votre choix en choisissant une orientation spécifique. Par exemple, l’orientation micro- et nanoélectronique qui porte entre autres sur le design des circuits, les systèmes embarqués, la microélectronique et l’informatique en temps réel. En technologies de l’information, vous suivez notamment des cours avancés en traitement du signal, en reconnaissance d’image, en traitement du son et en optique. Quant à l’orientation énergie, elle traite de la dynamique des réseaux et leur optimisation, de la conversion de puissance, de l’électronique de commande, de la mécatronique ou encore de l’électronique industrielle. Le cursus du master est en outre complété par des projets et des travaux pratiques. A noter enfin que vous pourrez choisir de suivre le programme de master « MNIS » (Micro & Nanotechnologies for Integrated Systems) donné conjointement à l’EPFL, à l’Institut polytechnique de Grenoble et au Politecnico di Torino.


D’autres programmes s’ouvrent aussi à vous après la réussite du Bachelor, notamment certains masters interdisciplinaires. Consultez le site Études Master à l’EPFL pour plus d’informations à ce sujet.

Veuillez noter que les informations concernant la structure des programmes ainsi que le détail des plans d’étude sont susceptibles d’être ajustés.

Perspectives professionnelles

Une fois le programme bachelor puis un programme master accomplis, vous êtes prêt à entrer dans le monde professionnel.

Axée sur les trois domaines de compétences évoqués précédemment, votre formation en génie électrique et électronique vous offre des perspectives étendues. Votre diplôme en poche, un grand nombre d’entre vous choisira de se diriger vers les entreprises et le monde industriel. Vous aurez alors la possibilité de travailler dans le secteur des transports ou dans celui de l’énergie, deux secteurs dont le développement ne cesse de gagner en importance.

Vous pourrez aussi participer à la conception et à la réalisation des circuits complexes à la base des technologies utilisées dans les ordinateurs, les systèmes multimédia, les systèmes intelligents ou encore les systèmes embarqués. De plus, compte tenu de l’évolution de la société, vous pouvez aussi envisager des perspectives dans des domaines liés à la santé, notamment dans le développement des biotechnologies. Quel que soit le domaine choisi, votre formation vous permettra aussi bien d’inventer les solutions de demain que de piloter efficacement des processus industriels complexes ou d’assumer des responsabilités de chef de projet.

Il est aussi possible qu’à la fin de votre master, vous souhaitiez approfondir vos connaissances dans un domaine spécifique en effectuant un doctorat, une voie qui vous ouvre alors les portes d’une carrière académique. Finalement, compte tenu du très fort essor des applications liées à l’électricité, une alternative consiste à créer votre propre entreprise.


Alumni – que deviennent-ils?

Christian Bazungula

Ce que je préfère dans mon travail ? Me lancer chaque matin à la recherche de solutions techniques et développer des applications toujours différentes les unes des autres !

Christian Bazungula, CMS, puis Bachelor et Master en génie électrique et électronique (2009)

Chez Mikron SA, je m’occupe de la partie automation des projets de construction des machines. Je programme les automates programmables industriels, ce qui doit ensuite permettre d’intégrer à la machine plusieurs systèmes périphériques, comme des lasers, des capteurs ou des systèmes de vision industrielle. Les projets sur lesquels je travaille sont principalement liés à l’industrie pharmaceutique et automobile.

Lorsque j’ai décroché mon Master en génie électrique et électronique en 2009, c’était la période de la grande crise économique mondiale. Il n’y avait hélas pas beaucoup de débouchés sur le marché de l’emploi. Ma priorité était donc de rester «up to date» afin de ne pas perdre de la valeur et ainsi rester compétitif lors de la reprise économique. J’ai trouvé un stage d’une année en développement logiciel dans un bureau d’études, et en parallèle, j’ai suivi des cours de langue. Aujourd’hui, je travaille chez Mikron SA depuis 4 ans et j’ai de plus en plus des responsabilités.

L’un de mes amis de Master travaille dans les énergies propres, en l’occurrence l’éolienne, un autre fait du développement des systèmes embarqués pour les moteurs Diesel. Je m’étais décidé à étudier le génie électrique et électronique lors d’une séance d’information présentée par le directeur de la section d’électricité. J’y avais découvert avec intérêt les nombreuses applications de ce domaine, et cela m’avais permis de me projeter dans l’avenir.

Le travail en équipe est une composante essentielle de mon travail, compte tenu des exigences du client qui, souvent, nécessitent la mise au point des processus complexes. Cela me permet de collaborer avec différents corps de métier, tels que les mécaniciens, les spécialistes en vision industrielle ou les techniciens en électricité. C’est assez enrichissant! Je regrette simplement parfois le côté trop «industriel» de mon activité: à cause des contraintes liées au coût, nous ne pouvons pas nous permettre de faire autant d’essais ou d’expérimentations comme c’est le cas dans la recherche.


Gwenael Robic

J’ai toujours été intéressé par les systèmes électriques et électroniques. Je sais que c’est un domaine abstrait pour beaucoup, mais moi, j’ai toujours eu envie de découvrir et comprendre ces technologies.

Gwenael Robic, Bachelor et Master en génie électrique et électronique (2009)

Lors d’une journée portes ouvertes à l’EPFL, j’avais été impressionné par tous les moyens mis à disposition, les laboratoires, la taille des projets, la diversité sur le campus. Ma décision était prise: je serais étudiant à l’EPFL en électricité.

Pour mon travail de Master, j’avais trouvé un projet dans un institut de recherche allemand qui correspondait bien à ce que je cherchais: combiner le domaine des énergies renouvelables et l’apprentissage d’une troisième langue. J’y ai développé la commande électronique pour le pilotage d’une structure portante permettant d’orienter des panneaux solaires en suivant la trajectoire du soleil, et ainsi augmenter la productivité (en termes plus techniques, un nouveau type d’onduleur-driver pour un système innovant de tracker-solaire).

A la fin de mes études, je me suis créé un compte sur Linkedin et j’ai été rapidement contacté par des entreprises. L’Allemagne offre de nombreuses opportunités intéressantes dans le domaine de l’énergie et de l’industrie. J’ai décroché mon premier contrat à Berlin, où j’ai pu prendre très rapidement des initiatives et responsabilités, malgré mon allemand laborieux ! Nous avons développé un laboratoire de tests, pour tester un système de stockage d’énergie produite par une centrale solaire résidentielle. Nous pouvions simuler en puissance réelle la production et la consommation de quatre maisons! Malheureusement, ces dernières années, le domaine de l’énergie solaire s’est affaibli. Je me suis donc orienté vers un autre secteur qui m’attirait beaucoup, celui du ferroviaire.

Aujourd’hui, je travaille comme «field engineer» chez Bombardier Transportation. Nous construisons les futurs trains qui vont renouveler la flotte des Inter-Regios et Inter-Citys Suisse. Mes tâches sont nombreuses: je m’occupe des tests des softwares de systèmes embarqués – climatisation, convertisseur, control de portes, freins – développés par nos fournisseurs ; de l’implémentation de méthode de tests et de la mise en service des systèmes lorsque les véhicules sortent de la production. Je participerai aussi la mise en service de trains complets sur le réseau suisse ferroviaire et le service après-vente.

Une aventure industrielle comme celle à laquelle je participe aujourd’hui me remplit de fierté, vu l’importance du projet. J’aime l’action du terrain, la résolution technique des problèmes, la collaboration avec des ingénieurs expérimentés et techniciens de tous horizons. C’est un challenge au quotidien qui alimente une grande motivation personnelle, l’envie d’élargir et de partager mes connaissances.

Contact

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