Les mathématiques

L’origine des mathématiques remonte à l’aube de la civilisation : il s’agit alors de comprendre le mouvement des astres, d’établir des calendriers, de tenir des comptes et d’arpenter les terres cultivables.

Avec la civilisation grecque, les mathématiques se systématisent : axiomes, théorèmes, preuves. La science prend naissance.

Tout au long de l’Histoire, les mathématiques ont joué un rôle central dans la culture, la science et la technique. Elles se sont étendues et renforcées en développant l’abstraction, la rigueur et les fondements tout en se consacrant à l’exploration de nouveaux domaines et la résolution de nouveaux problèmes.

L’une des plus grandes découvertes de l’histoire de la connaissance, attribuée aux savants européens des 16e et 17e siècles, dit que le monde se décrit en partie par des équations. N’ayons pas la folie de penser que les équations nous disent ce que sont la beauté, la justice ou la liberté, ni qu’elles nous aident à comprendre nos sentiments ou nos aspirations. Mais le fait est qu’il y a de plus en plus de problèmes et de phénomènes que l’on arrive à décrire et analyser efficacement grâce aux mathématiques.

Les branches classiques des mathématiques sont aujourd’hui toujours aussi vivantes et dynamiques qu’il y a 50, 100 ou 200 ans. D’anciens (parfois très anciens) problèmes sont résolus et de nouveaux champs de recherches sont explorés ; ainsi le problème de Fermat, une question fondamentale de théorie des nombres, a été résolue récemment par des méthodes modernes de géométrie algébrique. Ce que l’on peut appeler la « culture mathématique classique » est encore et toujours d’une vitalité éclatante.

D’un autre côté, on assiste à une véritable explosion de nouvelles disciplines. Les développements mathématiques récents, joints à la puissance actuelle des ordinateurs, ont ouvert la voie à de nouvelles manières de faire de la science et de comprendre le monde en développant des modélisations mathématiques de phénomènes d’une grande complexité, notamment en simulant sur ordinateur le comportement et l’évolution des phénomènes en question.

La vitalité des mathématiques est illustrée par les prix Nobel 2003. Le prix Nobel d’économie a été attribué à John Nash pour ses travaux sur la modélisation mathématique des séries temporelles en finance et le prix Nobel de médecine à Paul Lauterbur et Peter Mansfield pour des travaux en imagerie médicale qui reposent sur des mathématiques liées à la géométrie intégrale.

L’évolution actuelle des mathématiques est d’une richesse exceptionnelle. On peut véritablement dire que c’est une science du présent et de l’avenir : la plus ancienne des sciences de l’avenir.

Présentation du programme

Bachelor (180 crédits ECTS)

Les bases en analyse, géométrie, algèbre linéaire et physique générale une fois acquises en 1re année, l’enseignement se poursuit en incluant de nouvelles branches comme la topologie, la recherche opérationnelle, les probabilités, la statistique ou encore l’analyse numérique.

En 3e année de bachelor, les cours sont tous à choix et vous effectuerez également deux projets de semestre. Votre bachelor aura ainsi une teinte personnelle qui doit vous servir pour le choix du master.

Plan d’études


Perspectives Master

Le master de mathématiques (90 crédits) est orienté vers différents domaines des mathématiques (algèbre, analyse, probabilité, théorie des nombres, géométrie et topologie). Le niveau et la variété des cours suivis vous permettent d’acquérir une grande maîtrise des outils mathématiques
fondamentaux, du raisonnement abstrait ainsi que d’entrevoir divers domaines d’application.

Le master en ingénierie mathématiques (120 crédits) est orienté vers les applications des mathématiques (recherche opérationnelle, probabilité appliquée et processus stochastiques, statistiques,
analyse numérique et calcul scientifique). Vous serez un ou une spécialiste de l’analyse des problèmes complexes nécessitant abstraction, extraction de paramètres pertinents, simulations du système étudié, prédictions et comparaisons des résultats avec la réalité. Ce programme comporte également un stage d’un semestre en industrie.

Le master en science et ingénierie computationnelles (120 crédits) forme aux domaines interdisciplinaires de la science et de l’ingénierie basés sur la modélisation et la simulation numérique.


D’autres programmes s’ouvrent aussi à vous après la réussite du Bachelor, notamment certains masters interdisciplinaires. Consultez le site Études Master à l’EPFL pour plus d’informations à ce sujet.

Veuillez noter que les informations concernant la structure des programmes ainsi que le détail des plans d’étude sont susceptibles d’être ajustés.

Perspectives professionnelles

Réussir un Bachelor en Mathématiques à l'EPFL ouvre la porte de multiples programmes de Master plus spécifiques. C'est dès la fin de ce Master que vous êtes ensuite prêt à entrer dans le monde professionnel.

Les possibilités offertes au terme d’une formation en mathématiques ne cessent de s’élargir, les données chiffrées occupant une place toujours plus importante dans nos sociétés.

C’est ainsi que vous trouverez des débouchés dans tous les domaines friands d’analyses statistiques et probabilistes, comme la finance, les banques ou les assurances. Vos compétences seront bien sûr aussi prisées par les secteurs de l’informatique (notamment pour la modélisation) et des technologies de la communication dont les exigences en matière de codage, de cryptographie et de protection des données ne cessent de croître.

Après vos études, il est aussi possible de vous lancer dans l’enseignement ou alors d’effectuer un doctorat (à l’EPFL ou dans une autre institution) qui vous ouvrirait les portes d’une carrière académique.


Alumni – que deviennent-ils?

Irene Vicari

J’ai quitté Zürich au début de l’année 2014 pour aller m’installer à New York. Je travaillais chez UBS depuis 2 ans et demi, et ce sont eux qui m’ont offert la possibilité de partir à l’étranger.

Irene Vicari, Bachelor et Master en mathématiques (2010)

J’ai toujours aimé voyager et découvrir de nouvelles cultures: j’ai grandi au Tessin, j’ai fait mon travail de Master en Australie et j’ai déménagé à Zürich pour le travail. Lorsque mon chef m’a proposé d’aller aux USA, j’ai tout de suite saisi l’opportunité.

J’adore les challenges. Lorsque j’ai terminé l’EPFL, j’avais deux propositions de travail: une dans l’industrie et l’autre dans la finance. J’ai choisi la finance. Cela me permettait non seulement d’aller à Zürich et d’apprendre la troisième langue nationale, mais aussi, car en période de crise, ce domaine était encore plus stimulant.

Chez UBS, je travaille comme quantitative risk analyst. Cela signifie que je développe des méthodes pour estimer le risque que prend la banque lorsqu’elle octroie des crédits à ses clients. Je définis par exemple différents scénarios, pour voir comment se comporte le portefeuille d’un client dans telle ou telle situation. Depuis que je suis à New York, je ne fais plus uniquement de la modélisation en tant que telle, mais j’introduis les méthodes développées en Suisse et j’explique les modèles aux personnes qui vont les utiliser et analyser les résultats. J’ai donc beaucoup d’interactions avec mes collègues, nos clients internes et avec les informaticiens.

Bien sûr que les connaissances techniques acquises durant mes études sont utiles ! Par exemple lorsque je développe ou que j’améliore des modèles, j’ai besoin de la partie quantitative de mon background en mathématiques. Mais ce qui joue aussi un rôle très important, c’est la méthode de travail que j’ai acquise durant mes études: réfléchir, structurer, rechercher les informations manquantes.

Je verrai dans 2 ans si je veux rester aux Etat-Unis ou non. Dans tous les cas, il s’agit d’une expérience unique au niveau personnel et pour ma carrière !

Contact

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