Génie civil

La profession d’ingénieur civil est omniprésente depuis très longtemps déjà, comme en témoignent les voies romaines ou les aqueducs. De tout temps, le génie civil a imaginé et construit les infrastructures nécessaires au bien-être des humains. Les réseaux de transports sont aujourd’hui plus complexes, les constructions plus audacieuses et les matériaux plus variés, mais la mission demeure la même: mettre à disposition de la société les équipements dont elle a besoin. Éléments de ponts, bâtiments, barrages ou tunnels, ouvrages d’approvisionnement en eau ou en énergie, ouvrages de protection contre les dangers naturels, voire même planification des transports: les projets de génie civil s’inscrivent dans une perspective à long terme qui implique la prise en compte de leur durabilité, de leur impact sur l’environnement ou sur le développement territorial et des aspects tant économiques que sociaux.

En tant qu’ingénieur civil, vous contribuez non seulement à la conception, la planification et la réalisation des infrastructures, mais aussi à leur entretien et leur exploitation. Selon l’ampleur du projet, une seule et même personne peut se voir confier l’ensemble de ces tâches ou alors participer à un travail d’équipe.

L’une de vos missions consiste à définir les dimensions des ouvrages. Selon les cas, vous y parvenez grâce à la statique (calcul des efforts dans une structure), à votre maîtrise du comportement des matériaux (résistance et déformabilité) et à vos connaissances dans les domaines de la géotechnique (caractéristiques des sols), de l’hydraulique, de l’énergie ou des transports: des activités qui s’appuient toujours plus sur des outils de modélisation informatique.

En plus de maîtriser les principales techniques de construction, vous devez aussi savoir faire preuve de créativité, afin de proposer des solutions capables d’obtenir une adhésion aussi large que possible à vos projets.

Présentation du programme

La formation en sciences de base (mathématiques et physique) est répartie sur les trois ans des étude de Bachelor, permettant ainsi d’aborder un bon nombre de cours spécifiques au génie civil en première année déjà (statique, géologie, structures, matériaux). Les deuxième et troisième années comportent notamment les cours de mécanique des sols et des fluides, de structures (béton, métal, etc.) et d’hydraulique. Les cours se concluent avec un premier projet de mise en pratique et de synthèse des connaissances.

Bachelor: plan d’études simplifié

Master: perspectives

La formation Master propose plusieurs possibilités de spécialisation: géotechnique, transport et mobilité, ingénierie structurale, hydraulique et énergie. D’un volume de 30 crédits ECTS, les spécialisations offrent une certaine coloration à la formation, sans pour autant la priver de son caractère généraliste. Un lien solide avec la pratique professionnelle est garanti par la réalisation de projets et par un stage obligatoire de deux mois dans une entreprise.

Informations détaillées

D’autres programmes vous sont aussi proposés après la réussite du Bachelor, notamment certains Masters interdisciplinaires.
Plus d’informations sur les programmes d’études Master à l’EPFL.


Veuillez noter que les informations concernant la structure des programmes ainsi que les plans d’études simplifiés sont susceptibles d’être ajustés et qu’ils ne sont pas juridiquement contraignants. Seuls les règlements et plans d’études officiels font foi.

Perspectives professionnelles

Une fois un diplôme de Bachelor puis de Master en poche, la voie la plus empruntée est celle consistant à rejoindre un bureau d’ingénieur au sein duquel vous serez, dans un premier temps, intégré dans une équipe. Vos tâches consisteront alors à transformer des idées en projet d’exécution. Dans le génie civil, cela signifie d’abord faire des choix conceptuels (forme, fonctionnement, matériaux, méthodes, etc.), puis effectuer des calculs statiques dont les résultats sont utilisés pour établir des plans. Vous rédigerez aussi le descriptif des travaux qui sert de base à l’appel d’offres et au contrat d’exécution avec une entreprise. Lors de la réalisation, vous dirigerez les travaux en veillant au respect des contraintes techniques et financières ainsi qu’aux délais, une activité qui vous amènera à fréquenter régulièrement le chantier pour y suivre son avancement. L’expérience aidant, vous assumerez progressivement des fonctions de chef de projet. Vous pourrez alors être impliqué dans la direction du bureau ou envisager de créer votre propre entreprise.

Votre formation permet aussi de rejoindre une administration publique: vous devrez alors exprimer et planifier des besoins en termes d’entretien ou de nouveaux équipements puis, avec l’aide de mandataires, assurer le respect des délais et des budgets lors de l’exécution des travaux. Une autre possibilité est d’être engagé au sein d’une entreprise pour y organiser les chantiers: choix des méthodes, gestion du personnel, achat des matériaux, planification. Vous pouvez aussi choisir d’élargir vos connaissances dans un domaine particulier en effectuant une thèse de Doctorat.

Quelle que soit la voie choisie, vous aurez à collaborer avec de nombreux partenaires issus des domaines de l’architecture, de l’environnement, de la sociologie, de l’économie, des milieux énergétiques ou encore de la politique. Très apprécié à l’étranger, le savoir-faire des ingénieurs civils suisses vous permet en outre d’envisager une carrière internationale.


Alumni: que deviennent-ils?

Aurélien Odobert

J'ai toujours eu hâte de terminer mes études pour entrer dans la vie active et être confronté à la réalité du terrain.

Aurélien Odobert, Bachelor et Master en Génie civil

Je m’intéresse à l’architecture depuis petit, mais j’ai eu beaucoup d’autres idées et intérêts avant de commencer l’EPFL. En fait, pour mes études, j’avais surtout en tête de choisir une voie qui me donnerait un maximum de chances de faire ce qui m’intéresse par la suite. Quant au génie civil, le choix s’est fait après une première année d’architecture à l’EPFL, que j’ai échouée. Disons que le génie civil correspond à la partie cartésienne de l’architecture, ce qui me plait davantage.

J’avais postulé pour mon premier emploi depuis Montréal (j’ai réalisé mon projet de Master là-bas), j’avais donc un poste qui m’attendait en Suisse avant même mon retour. Ce premier emploi – a priori le plus important pour un jeune diplômé – n’aura duré que quatre mois, notamment parce que mon ex-employeur cherchait en réalité un profil bien plus expérimenté que moi… Une agence de placement m’a ensuite conseillé de changer de domaine (malgré une spécialisation en transport) et de ne pas fermer la porte aux structures. Ce que j’ai fait. Résultat: je travaille aujourd’hui comme chef de projet dans un bureau qui m’a donné la chance de rebondir!

Le bureau compte une vingtaine d’employés. Il est non seulement actif dans le bâtiment (villas, complexes immobiliers, rénovations, transformations, etc.), mais également dans des domaines moins “typés” génie civil, comme les remontées mécaniques aux Diablerets ou la rénovation des bateaux de la CGN. C’est une volonté claire du bureau de ne pas rester focalisé sur le bâtiment. Après presque trois ans d’expérience, je suis responsable de la quasi-intégralité d’un projet, de l’appel d’offre jusqu’au bouclement de chantier. C’est toujours un moment particulier de voir l’aspect concret du projet, une fois terminé.

À mon avis, le génie civil est sans doute l’une des sections qui donne le plus de possibilités d’emplois. J’adore le fait d’avoir des responsabilités dans l’entreprise et d’assurer, ou non, la réussite de mes projets; de devoir constamment trouver des solutions constructives; de gérer du personnel au sein de mon bureau ou encore de ne pas savoir de quoi demain sera fait et sur quel projet je vais travailler. En plus, le salaire en début de carrière est confortable et permet d’envisager de jolies perspectives!

Mais tout n’est pas parfait non plus! Dans ce métier, on ne fait pas toujours ce qu’on veut, et on doit souvent faire des heures supp’ afin de répondre aux exigences des clients et continuer à se former. Comme dans chaque emploi, il y a toujours des moments un peu compliqués. Il faut savoir se remettre continuellement en question et se rappeler que rien n’est jamais écrit. C’est à toi de faire tes propres expériences et de profiter des opportunités qui s’offrent à toi.

Contact

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