Carrières dans l’industrie du sport

Careers Sport

Health for Performance – Lausanne 2020 Youth Olympic Games

Le sport offre de nombreuses opportunités de carrière aux diplômés de l’EPFL. L’évolution des équipements, l’intégration toujours plus poussée des technologies pour la formation, le suivi des performances ou la diffusion de contenus nécessitent le recours à des experts issus des programmes de formation de notre École. Ces nouvelles voies se développent rapidement.

Opportunités de carrière dans l'industrie du sport pour les étudiants de l'EPFL

Opportunités de carrière dans l'industrie du sport pour les étudiants de l'EPFL

Témoignages

Daniel Schmäh
Daniel Schmäh (MX’05) Ingénieur développement produit chez Nidecker Group

Quel est votre fonction actuelle ?

J’occupe actuellement une fonction d’ingénieur développement produits au sein du Nidecker Group. Je suis responsable de plusieurs projets innovants avec des développements à long terme sur des produits relatifs à la pratique du snowboard et participe également activement à d’autres projets techniques futurs du groupe. 

Quel est votre parcours ?

J’ai commencé mon parcours professionnel dans une start-up de l’EPFL qui avait pour objectif de développer les processus de production de composites techniques pour l’industrie automobile. Ça a été une bonne école mais c’est un domaine où les développements prennent beaucoup de temps. Passionné par le sport et la voile notamment, j’ai sauté deux ans plus tard sur l’occasion d’intégrer le bureau d’étude de l’Hydroptère (devenu par la suite Hydros) lorsque celui-ci a ouvert à l’EPFL Innovation Park. Cette expérience a été très enrichissante, avec des boucles de développement super rapides et à la pointe de la technologie des composites. Hydros a été une expérience incroyable et vraiment formatrice, de pouvoir gérer des développements allant du concept, au dessin 3d puis au suivi de production et finalement aux tests sur l’eau à faire soi-même. Il y a 5 ans, avec le départ du bureau Hydros à Dubaï, j’ai intégré le groupe Nidecker, actif principalement dans le monde du snowboard, qui me permet de rester dans une de mes passions et de gagner en expérience sur la partie business du développement de produits. 

Comment l’EPFL vous a-t-elle préparée à votre carrière ?

La filière sciences des matériaux que j’avais suivie à l’époque m’a permis d’acquérir un bagage technique avec notamment une très bonne culture générale sur les différents matériaux existants, leurs propriétés, ainsi que leurs différents processus de mise en œuvre. Cette formation ainsi que l’EPFL de manière plus générale, m’ont également donné les outils et la structure nécessaires à relever et mener des projets techniques de leur mise en place jusqu’à leur réussite. 

Quel est le produit que vous rêveriez de développer ?

Je rêve de développer un jour un produit de loisir qui n’ait absolument aucun impact écologique de sa fabrication jusqu’à son élimination… 

Votre plus belle réussite professionnelle dans le secteur du sport ?

Le record du monde de vitesse à la voile que nous avons battu avec l’hydroptère en 2009, fruit du travail d’une superbe grande famille de passionnés et réalisé sur un bateau optimisé par notre équipe R&D interne.

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Lise Van Long
Lise Van Long (CH’00) Responsable de la durabilité de l’entreprise – CIO

Quelles sont vos activités actuelles ?

Je travaille dans l’équipe de la durabilité du Comité International Olympique (CIO), en tant que Senior Manager. Ayant rejoint le CIO en 2016, j’ai contribué à l’élaboration de la première stratégie de durabilité de l’organisation, qui avait pour but de renforcer le niveau d’ambition du CIO en matière de durabilité. Avec mes autres collègues, je travaille désormais à la mise en œuvre de cette stratégie au niveau de l’institution elle-même, des Jeux Olympiques et du Mouvement olympique – qui comprend notamment les fédérations de sport internationales et les comités nationaux olympiques. Au quotidien, il s’agit de gérer une multitude de projets tels que le plan climat, la politique d’achats responsables et les échanges avec les fournisseurs à ce sujet, des études sur des sujets d’innovation durable, l’élaboration de guides méthodologiques pour nos parties prenantes, etc. Et ces dernières années, j’ai eu la chance de contribuer au projet passionnant qu’a été la construction de notre nouveau siège selon des normes de durabilité très élevées.

Quel est votre parcours ?

J’ai suivi une formation d’ingénieure chimiste à l’EPFL (actuel Master en génie chimique). Etant passionnée par les questions d’écologie, je me suis orientée vers la chimie de l’environnement en dernière année, puis j’ai suivi un cours de Master en Management de l’Environnement à MinesParisTech. J’ai travaillé 15 ans dans le conseil en environnement, à Paris et Londres, d’abord dans une grande société d’ingénierie (AECOM) puis dans un petit bureau d’études (Bio Intelligence Service) et enfin chez Deloitte. En 2015, je suis revenue en Suisse avec l’intention de découvrir autre chose, et j’ai eu l’opportunité de rejoindre le CIO dans une équipe en création.

Comment l’EPFL vous a-t-elle préparée à votre carrière ?

Mes études à l’EPFL m’ont apporté de nombreux outils et un savoir-faire pour aborder des problèmes complexes, qu’ils soient de nature scientifique ou autres. La chimie étant présente partout, mon cursus de base s’est révélé utile dans de nombreuses situations et encore aujourd’hui quand il s’agit de calculer des bilans carbone. Sur le plan humain, le fait d’avoir étudié dans un environnement international tel que l’EPFL a été un atout majeur pour la suite de ma carrière, élargissant le champ des possibles.

Le sport, pour vous, c’est…

D’abord une grande source d’inspiration ! Je suis convaincue que les valeurs véhiculées par le sport et les bienfaits physiques et mentaux liés au sport peuvent contribuer à un monde meilleur. Et en matière de durabilité, il y a encore beaucoup à faire dans ce domaine, donc c’est passionnant.

Quelles sont vos collaborations actuelles avec l’EPFL?

Suite à diverses collaborations ponctuelles (notamment avec la faculté d’architecture dans le cadre de la construction de notre nouveau siège), le CIO et l’EPFL ont signé un protocole d’accord en 2019 pour faciliter la collaboration sur divers sujets d’innovation liés au sport et à la durabilité. Par exemple, nous avons travaillé avec le Smart Living Lab (Prof. Fivet) et le laboratoire EAST (Prof. Fröhlich) de la Faculté d’Architecture pour créer un think tank qui promeut l’innovation durable dans le domaine des infrastructures sportives, tandis que le laboratoire LEPA (Prof. Girault) nous a conseillé lors de l’installation d’une station hydrogène pour notre flotte de véhicules.

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Bertrand Cardis
Bertrand Cardis (GM’81) Administrateur Decision SA – Fondateur Niveole SARL

Quelles sont vos activités actuelles ?

Après 30 ans d’activité à la Direction de Decision SA où j’ai travaillé pour le sport, je m’offre du temps libre pour faire plus de sport et en particulier du vélo. Parallèlement, j’ai créé un bureau de consultant, Niveole SARL, qui me permet de valoriser l’expérience acquise toute ces années de manière ponctuelle et peu chronophage. Je suis également encore actif dans plusieurs conseils d’administration.

Quel est votre parcours ?

J’ai obtenu un diplôme EPFL d’ingénieur mécanicien en hydraulique en 1981. Au cours de mes études, j’ai participé notamment avec mon camarade Franck Riboud à un projet de semestre pour le développement d’une planche à voile. On l’a imaginée, simulée numériquement puis construit une maquette, mené des tests en bassin de carène, et finalement réalisé un prototype qui nous a permis de valider les hypothèses en naviguant dessus. Ce projet nous a permis de passer entre les silos des différentes sections, ce qui ne se faisait pas à l’époque.  A notre échelle, c’était un premier projet interdisciplinaire et je suis heureux de voir que l’EPFL offre désormais cette opportunité aux étudiants grâce aux projets MAKE.

Comment l’EPFL vous a-t-elle préparée à votre carrière ?

J’ai toujours été passionné de voile et très actif en compétition. A la sortie de mes études, je me suis engagé dans la course autour du monde en équipage sur Disque d’Or 3. 135 jours de compétition en mer. A mon retour, nous avons décidé avec les membres du Swiss Ocean Racing Club de créer Decision SA pour construire le bateau UBS Switzerland destiné à cette compétition. A l’époque je pensais passer 2 à 3 ans dans cette activité et reprendre mon activité d’ingénieur hydrodynamicien. L’avenir m’a donné tort, ma passion de la voile et de la compétition est devenue mon métier et j’ai fait toute ma carrière dans cette entreprise.

Si je n’avais pas fait l’EPFL, je n’aurais jamais réussi à mener cette carrière. Cette école permet d’avoir une vision globale et holistique, les compétences que l’on y acquiert permettent d’appréhender une problématique dans sa globalité.

Quel est votre plus grand souvenir professionnel de sport ?

Enfant je rêvais de construire des bateaux. J’ai participé à la fabrication des deux premiers à 16 ans, il s’agissait d’Optimists que j’avais fabriqués pour mes deux sœurs. Mais même dans mes rêves les plus fous, je n’avais jamais osé imaginer réaliser un bateau pour la Coupe de l’America. Alors en construire plusieurs et contribuer deux fois à la victoire du team Alinghi, ça m’a réellement permis de combler mes rêves les plus fous.

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Alexandre Aellig
Alexandre Aellig (SC’06) COO Lausanne Hockey Club

Quelles sont vos activités actuelles ?

J’ai accompagné les nouveaux actionnaires du Lausanne Hockey Club dans les discussions qui ont mené à la reprise du club en mai 2020. Mes activités sont essentiellement centrées sur la gestion et la réorganisation du groupe dans le contexte actuel particulier afin d’être prêt pour la reprise – notamment des activités événementielles au sein de la Vaudoise Aréna – que l’on espère prochaine.

Quel est votre parcours ?

J’ai commencé ma carrière professionnelle en marge de mes études à l’EPFL, en travaillant pour une start-up active dans les réseaux mobiles. J’ai ensuite fait mon Master en entreprise à l’UBS, ce qui m’a convaincu à poursuivre dans le domaine financier. J’ai alors rejoint un Family Office à Genève, en tant qu’analyste Hedge Fund, où j’ai évolué pendant près de huit ans dans la gestion d’investissements. Par la suite, mes activités de conseil auprès de clients en Europe et au Moyen-Orient, notamment dans le cadre de transactions dans le sport et la technologie, m’ont permis de renouer avec mes études premières.

Qu’est-ce qui vous a fait bifurquer du milieu financier au domaine sportif?

La finance, notamment le capital-investissement, touche un domaine d’activités très large, et c’est donc assez naturellement que ce virage s’est opéré au gré de ces dernières années, même si c’est la première fois que mes fonctions m’amènent à être directement impliqué au jour le jour dans le domaine sportif. Le fait d’avoir participé à la transaction de rachat du club a bien évidemment précipité les choses.

Comment l’EPFL vous a-t-elle préparée à votre carrière ?

Ayant fait des études classiques, l’EPFL m’a donné la chance d’envisager des études d’ingénieur sans forcément avoir fait les études scientifiques préalables. Outre le bagage mathématique, les études que j’ai suivi en Système de Communications m’ont permis d’acquérir une rigueur et une logique qui m’ont suivi tout au long de ma carrière. Mes connaissances acquises à l’EPFL se révèlent particulièrement précieuses en ce moment, alors que nous entamons une transition des outils digitaux au sein du LHC.

Quelles sont vos collaborations actuelles avec l’EPFL?

Le LHC a plusieurs projets concrets en collaboration avec l’EPFL et les startups liées à l’école, notamment dans le domaine sportif (solutions de tracking des joueurs et du puck, entrainement physique et récupération par exemple).

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2020 Nov. Lausanne HC. “Comment le LHC s’adapte à sa nouvelle dimension”

Mathieu Falbriard
Mathieu Falbriard (PhD EL’20, SC’15) Fondateur d’une startup Sports Tech

Quelles sont vos activités actuelles ?

Je travaille actuellement sur un projet de startup visant à améliorer la prise en charge des impacts crâniens dans le sport. Notre objectif est d’intégrer des technologies d’analyse du mouvement, développées à l’EPFL, dans des casques connectés et ainsi prévenir des conséquences associées avec la répétition d’impacts à la tête.

Quel est votre parcours ?

J’ai débuté mon parcours de façon un peu atypique avec un CFC en informatique à la Division technique de Porrentruy, puis des études Bachelor et Master en systèmes de communication à l’EPFL, en passant par l’université d’État de l’Iowa (États-Unis). J’ai réalisé mon projet diplôme avec une startup issue de l’EPFL (GaitUp) qui s’est poursuivi par un doctorat au Laboratoire de Mesure et d’Analyse du Mouvement (LMAM), supervisé par Prof. Kamiar Aminian, et terminé en Mai 2020. Durant mon PhD, j’ai eu la chance de participer à divers projets interdisciplinaires, notamment au développement d’une prothèse de pied pour le CICR.

Comment l’EPFL vous a-t-elle préparée à votre carrière ?

Les connaissances et l’expérience acquise durant mon cursus EPFL sur des technologies de pointe, notamment en informatique, systèmes de communication, et traitement de signaux, me permettent aujourd’hui d’entreprendre un projet de startup regroupant tous ces domaines ; utiliser des capteurs interconnectés, avec une communication sans-fil, interprétant les données mesurées grâce à des algorithmes de pointe afin de les rendre accessible au grand public, le tout en sauvegardant les données sensibles sur des serveurs sécurisés. De plus, l’EPFL permet de garder un équilibre entre études et activités annexes ; une nécessité et réelle richesse selon moi. Ainsi, à travers différents engagements, j’ai pu acquérir des connaissances en gestion d’une structure associative qui me servent aujourd’hui dans mon projet entrepreneurial.

Pourquoi lancer une startup dans le domaine du sport?

Le sport nous concerne toutes et tous, peut-importe le niveau de pratique. Il constitue un enjeu de santé publique important, à la fois par les bienfaits sur notre santé physique et mentale, mais aussi par les traumatismes qui peuvent en résulter. Ayant pratiqué des sports de contacts pendant plusieurs années, j’ai été confronté à la problématique des commotions et à leurs conséquences sur le quotidien de jeunes athlètes. Les conséquences associées aux traumatismes crâniens sont malheureusement encore peu comprises et le manque d’instrumentation permettant un suivi des impacts à la tête constitue un obstacle important à l’amélioration des connaissances scientifiques. C’est pourquoi j’ai décidé de lancer une startup utilisant les technologies et algorithmes développés lors de mon doctorat et ainsi proposer une solution à la gestion des commotions dans le sport. Enfin, les applications sportives, par leur accessibilité, constituent souvent une première phase de perfectionnement pour des méthodes qui peuvent ensuite être adaptées à d’autres domaines d’utilisation.

Quelles sont vos collaborations actuelles avec l’EPFL ?

Notre projet a obtenu une bourse de l’EPFL afin que nous puissions poursuivre le développement du système de mesure et évaluer les différentes opportunités pour notre technologie. Grâce à ce soutien, nous avons non seulement accès aux infrastructures et savoir-faire du laboratoire hôte (LMAM), mais aussi à tout un écosystème de connaissances mis à disposition des startups par l’EPFL. De plus, les efforts de promotion de l’innovation dans le domaine du sport et le réseau de partenaires développé ces dernières années par l’EPFL, facilitent le rayonnement de notre projet et la mise en place de collaborations.

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