Vice-président pour l’éducation

EPFL © Alain Herzog

EPFL © Alain Herzog

Le mot de Pierre Vandergheynst

La révolution numérique qui déferle sur toute la société transforme l’enseignement à la fois sur la forme et sur le fond. Si nous attendons d’une école comme l’EPFL qu’elle prépare au mieux ses diplômés au monde du travail, le rôle d’une université publique de recherche doit également être d’innover, de tirer profit des nouvelles technologies et d’en faire bénéficier toute la société.

En raison des rapides évolution technologiques, l’acquisition de compétences tout au long de la vie va devenir essentielle. Pour cela, nos étudiants doivent disposer de bases polytechniques solides à partir desquelles ils pourront s’enrichir de nouvelles compétences. L’initiative CORE vise à renforcer ces bases mais aussi à les adapter en promouvant le raisonnement computationnel. Un fonds d’innovation dédié permet aux enseignants de développer de nouvelles méthodes d’enseignement. Par ailleurs, via l’Extension School, l’EPFL s’est engagée à faire bénéficier le plus grand nombre des aptitudes numériques («digital skills») si importantes aujourd’hui.

Ensuite, les nouvelles technologies numériques nous offrent la possibilité de personnaliser l’enseignement et de réduire la distance entre l’étudiant et le contenu. En fédérant les acteurs actifs dans l’enseignement et les sciences de l’éducation, le Centre LEARN permet à l’EPFL de jouer pleinement son rôle de centre de recherche et de promotion d’approches innovantes au moyen d’une véritable politique de recherche translationnelle.

Finalement, dans un monde où une large part de l’activité humaine sera sous-traitée à terme à des algorithmes et robots, il est urgent que nos étudiants acquièrent des compétences qui les rendent différents des machines, singulièrement humains. La créativité, l’innovation se découvrent mieux au moyen de projets, éventuellement interdisciplinaires, qui contextualisent l’apprentissage. L’initiative MAKE vise à développer ces projets en mettant à disposition les moyens, humains et matériels, nécessaires.

Biographie

De nationalité belge, Pierre Vandergheynst est né en 1972. Il obtient en 1994 son diplôme en Physique Théorique de l’Université catholique de Louvain, en Belgique. Après un DEA en Physique Mathématique, il obtient un financement du gouvernement belge pour réaliser une thèse de doctorat sur les systèmes d’états cohérents et leurs applications. Ce travail l’amènera à considérer les liens existants entre des techniques d’analyse d’images, comme la transformée en ondelettes, et des représentations basées sur les symétries.

En parallèle, il a développé une généralisation de l’analyse en ondelettes au cas de signaux définis sur des variétés. En collaboration avec le CTSPS de l’Université Clark à Atlanta ou il a séjourné à plusieurs reprises, il a développé des applications de ces techniques à la reconnaissance d’images.

Après avoir obtenu sa thèse de doctorat en septembre 1998, il est engagé comme post-doctorant au laboratoire de traitement des signaux. Ses travaux de recherches se sont alors concentrés sur la représentation et l’analyse de signaux multidimensionnels et les liens avec le système visuel humain, mais également l’analyse temps-fréquence et temps-échelle.

Nommé Professeur Assistant au premier janvier 2001, il poursuit ses recherches dans ces directions, tentant notamment de cerner les liens existants entre les notions mathématiques d’approximations redondantes de signaux multidimensionnels et la vision humaine. Depuis 2015, il occupe la fonction de vice-président pour l’éducation de l’EPFL.

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