Open Access

Définition

L’Open Access (ou libre accès) est le mode de diffusion gratuite des publications en ligne, dans le respect du droit d’auteur (Peter Suber – Open Access, 2012. MIT Press).

Publier ses résultats de recherche en Open Access (OA) assure une visibilité maximale à ses travaux. Il existe deux manières d’assurer ce libre accès aux publications : la voie Green et Gold.

Le Green OA consiste à dépose ses contributions scientifiques (articles, acte de conférence, livres et chapitres de livre) dans une archive ouverte institutionnelle (Infoscience à l’EPFL), ou thématique (ArXiv, PubMed, etc.).  Les conditions de dépôt (version et embargo) sont définies dans le contrat de publication et peuvent être vérifiées sur la base de données Sherpa Romeo, le site du journal ou auprès de la Bibliothèque.

Généralement, les éditeurs ne permettent pas la diffusion de la version finale mais autorisent le dépôt de la version postprint (ou accepted version), version évaluée par les pairs et acceptée.

Le Gold OA consiste à publier ses résultats de recherche dans une revue Open Access (liste DOAJ), dans un livre ou un chapitre de livre en OA (liste DOAB). L’accès électronique à ces publications est libre, gratuit et immédiat. Ce type de publication engendre la plupart du temps des frais de publication (APC – Article Processing Charge, BPC – Book Processing Charge ou BCPC – Book Chapter Processing Charge) imputés à l’auteur, son institution ou son bailleur de fonds. Lorsque les auteurs EPFL n’ont pas de fonds disponibles pour couvrir ce type de frais, la Bibliothèque propose, sous certaines conditions, un soutien financier grâce au fonds Open Access. La Bibliothèque négocient également des accords avec certains éditeurs. Toutes les informations de soutien financier se trouvent ici.

L’hybride (Hybrid OA) est une forme alternative du Gold OA consistant à publier un article dans une revue à abonnement (accès payant) et à payer l’option OA. La publication devient alors immédiatement et librement accessible. L’accès aux publications hybrides étant financé par l’abonnement à la revue et par le paiement de l’option OA, on parle de double dipping. Pour ces raisons, l’EPFL (ainsi que certains bailleurs de fonds) ne contribue pas financièrement à ce type de coût sauf si ces frais sont prévus dans une licence de type Read and Publish.

Contrairement à la plupart des publications non OA pour lesquelles l’auteur cède la plupart de ses droits à l’éditeur, les publications en Gold OA utilisent des licences ouvertes CC-BY permettant une plus large réutilisation. Plus d’information sur le Guide rapide #3.

Les chercheurs de l’EPFL sont parfois sollicités pour publier leurs résultats de recherche dans des journaux, le plus souvent Open Access, publiés par des éditeurs appelés prédateurs ou douteux. Ces éditeurs ou revues, souvent mercantiles, au fonctionnement très peu transparent, ne garantissent aucune qualité, ni intégrité scientifique. Les étapes de relecture et d’édition sont presque toujours inexistantes et la mise en ligne du manuscrit est en général immédiate après soumission.

La publication dans ces revues n’a donc que très peu de valeur scientifique et peut surtout nuire à la réputation du chercheur et également de l’Institution. De plus, la recherche ne peut pas être soumise à un autre journal une fois publiée dans la revue prédatrice. Généralement, ces types de journaux ou éditeurs sollicitent directement les chercheurs par email. On retrouve la pratique prédatrice également dans le cadre de conférence ou de publication de thèses.

En cas de doute sur la qualité éditoriale d’une revue ou d’un éditeur, il est utile de consulter les recommandations éthiques et professionnelles de la publication scientifique du Committee on Publication Ethics (COPE) et de vérifier si le journal Gold OA est listé dans le DOAJ (Directory of Open Access Journals) et indexé dans des bases de données bibliographiques (Scopus, Web of Science, etc.). Il est également toujours utile de lire un des articles du journal pour en évaluer la qualité, de demander l’avis de ses collègues et de ses pairs.

Le site Think, Check, Submit liste certaines caractéristiques des journaux prédateurs (Think, Check, Attend est également une bonne ressource pour les conférences). Les points de vérification suivants sont également importants :

  • Communications et site web: les emails et les contenus des sites web sont de qualité.
  • Comité éditorial: les éditeurs et membres de comités (editorial ou advisory board) sont des experts du domaine ; l’éditeur d’un journal n’est responsable que d’une seule revue.
  • Contacts : les contacts sont disponibles et les sollicitations reçoivent des réponses
  • Peer review et charges de publication: les processus de relecture, les étapes de la soumission, ainsi que les charges de publication sont clairement indiquées.
  • Domaine du journal (scope) : les sujets et attentes du journal sont bien définis.
  • Identifiants : le journal a un ISSN et les publications ont des DOI.
  • Copyright : les informations sur le transfert des droits, les conditions de réutilisation, le type de licence sont disponibles sur le site du journal.

Autres ressources :

  • QOAM (Quality Open Access Market) : évaluation par des auteurs académiques sur leur expérience avec des journaux OA
  • Beall’s list: archive de la liste de Jeffrey Beall sur les revues et éditeurs prédateurs
  • Stop Predatory Journals : liste de journaux prédateurs
  • Retraction Watch : suivi des rétractations d’articles liées à des fraudes ou faiblesses des acteurs de la publication

N’hésitez pas à contacter la Bibliothèque en cas de questions.

Exigences Open Access

Depuis 2019, l’EPFL a une politique Open Access définissant les lignes directrices de l’institution en matière de diffusion des publications de ses chercheurs selon le principe de l’OA.

La politique EPFL exige que les auteurs EPFL publient tous leurs résultats de recherche en OA selon la voie Green ou Gold et déposent leurs publication dans Infoscience au moment de la publication.

Dans le cas du Green OA, l’accès à la publication doit se faire au plus tard 6 mois pour les articles (12 mois pour les livres) à partir de la date de publication. Cette durée d’embargo n’est pas toujours conforme avec les politiques éditoriales des journaux et peut être négocier auprès de éditeurs. Afin de soutenir les auteurs dans cette négociation, un amendment au contrat de publication (Guide rapide #2) ainsi qu’un message d’accompagnement sont proposés aux auteurs de l’EPFL.

La plupart des bailleurs de fonds, dont le SNSF et le programme européen H2020, exigent de leurs bénéficiaires de publier tous leurs résultats de recherche en Open Access via la voie Gold ou Green (6 mois d’embargo maximum pour les articles et 12 mois pour les livres). Plus d’information sur le Guide rapide #2. Il est important de vérifier les exigences du bailleur de fonds dès que possible afin de préparer les stratégies de publication de de planifier les coûts liés à la publication en OA. La Bibliothèque est disponible pour aider les laboratoires à vérifier la conformité des publications.

Selon certaines conditions, un financement du Gold OA est possible:

  • SNSF: les publications en Gold OA sont éligibles pour un paiement direct auprès de l’éditeur ou pour un remboursement dans les 6 mois après la publication. Informations sur cette page web.

  • Commission Européenne (Horizon 2020 program): les frais Open Access (Gold et Hybrid) sont éligibles. Plus d’information ici.

Contact

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