Plastiques. Le temps s’emballe…

Installation d'estampes issues de déchets plastiques. Hall SG. Credits: A. Herzog

Initialement prévue dans le foyer SG, la démarche participative OUR CLIMATE Your Campus a soutenu l’installation d’estampes de l’artiste yverdonois Etienne Krähenbühl afin d’aborder les enjeux climatiques et nos modes de consommation d’une perspective artistique. L’œuvre est visible en tout temps dans le Hall SG.

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Installation visible dans le Hall SG

Le projet est le fruit d’une collaboration entre l’artiste Etienne Krähenbühl et le scientifique Rudy Koopmans, professeur à la Haute Ecole d’ingénierie et d’architecture de Fribourg et directeur du Plastics Innovation Competence Center (PICC).

A l’heure actuelle, les plastiques sont majoritairement issus de l’industrie pétrochimique. Leurs propriétés exceptionnelles ont en fait un matériau de prédilection pour la création à grande échelle d’objets divers et variés peuplant le quotidien de nos sociétés de consommation. C’est à partir de la seconde moitié du XXe siècle qu’une production exponentielle pour toutes sortes d’utilisations s’est développée. Les plastiques sont ainsi devenus une composante omniprésente et incontournable de nos cultures matérielles. Selon certaines estimations, près de 359 000 000 tonnes de plastiques auraient été fabriqués en 2018. Ils viennent s’ajouter aux quelques 8,3 milliards de tonnes fabriqués depuis 1950. Au cours des dernières décennies, une prise de conscience écologique s’est progressivement développée dans les milieux scientifiques et au sein de l’opinion publique. Elle découle de l’impact des activités humaines sur l’environnement et le climat. Cette remise en question concerne un très large spectre des  habitudes de fonctionnement de nos civilisations globalisées.
Notre rapport aux plastiques en fait notamment partie. En effet, si le plastique est fantastique à bien des égards, il est devenu un problème environnemental majeur en raison de la pollution qu’il génère et de sa lente durée de décomposition qui peut atteindre 1000 ans.
Selon certains universitaires, près de 5,8 milliards de tonnes auraient déjà été jetées, dont 4,6 milliards auraient fini dans la nature, le reste ayant été incinéré ou recyclé. Cette masse de déchets est liée à nos modes de consommation de ce matériau. Son utilisation systématisée comme emballages à usage souvent unique en est une des causes.

Etienne Krähenbühl, sensible aux problématiques écologiques, a voulu par une démarche artistique rendre compte de l’ampleur de ce phénomène pour un foyer helvétique.


Durant une année, de septembre 2017 à septembre 2018, il a méthodiquement collecté tous les déchets plastiques alimentaires de son ménage. Après les avoir écrasés, il les a encrés avec des pigments de couleurs différentes en fonction des températures extérieures. Puis, à l’aide de sa presse de graveur, il en a fait des estampes à raison de deux par jours, soit un total de 730 impressions.


Un événement en marge de cette installation sera organisé dès que les conditions le permettront.

plus d’information: http://www.ekl.ch/