Les humanités digitales

ArtLab, Pavillon A (DataSquare)
Samedi 14 septembre de 10h à 18h
Dimanche 15 septembre de 10h à 17h
Du mardi 17 au dimanche 22 septembre de 11h à 18h

Le tournant numérique au service de la recherche en sciences humaines et sociales

Les humanités digitales (ou numériques) constituent un domaine en expansion qui développent des outils numériques afin de renforcer les méthodes traditionnelles de recherche en sciences humaines et sociales.

Elles s’attachent également à l’étude des productions culturelles et des interactions sociales qui marquent notre monde numérique, de la bande dessinée sur tablette aux rencontres sur Tinder.

Parmi les outils numériques utilisés, on trouve par exemple l’intelligence artificielle (SenseCityVity), la reconnaissance optique de caractères (Venice Time Machine), la réalité virtuelle (Love Songs from the Ruins) ou encore la reconnaissance de formes et le « machine learning » (apprentissage automatique) (Reconfigurer la BD à l’ère du numérique).

MASTER EN HUMANITÉS DIGITALES

EPFL Digital Humanities Institute (DHI)

Comment et pourquoi apprendre à transformer les données culturelles, artistiques, historiques et sociales en utilisant l’informatique ?

Que sont les humanités digitales et comment sont-elles enseignées à l’EPFL ? Jetez un œil au programme d’études et prenez connaissance des paroles d’étudiants qui se sont lancés dans cette formation.


L’ÉVOLUTION DES MOYENS DE RENCONTRES EN EUROPE

Jessica Pidoux et Joanne Joho

Comment fonctionnent les algorithmes des plateformes de rencontre en ligne ?

Jessica Pidoux est chercheuse à l’Institut des Humanités Digitales. Elle étudie les applications de rencontres pour comprendre comment des systèmes techniques influencent la manière dont les usagers font l’expérience du « dating ». Il s’agit d’analyser comment fonctionne le « matching », ou mise en relation des deux individus.

Nous vous invitons à explorer les données collectées par certaines applications de rencontres ainsi que des pratiques de quantification algorithmiques. Vous pourrez également plonger dans l’histoire des moyens de rencontres en Europe. Du bal aux applications, en passant par des agences matrimoniales et des cartes, pour finir avec un récit personnel de science-fiction sur l’avenir de la rencontre. Ce dernier est un projet de Joanne Joho, de la HEAD – Genève, intitulé « Qui a tué l’amour (?) ».


SENSECITYVITY : COMPRENDRE NOTRE PERCEPTION DES VILLES

Professor Daniel Gatica-Perez

En quoi les réseaux sociaux modifient-ils notre perception de l’espace urbain ?

Ce projet engage les jeunes à réfléchir et à agir sur les questions urbaines qui ont des implications éducatives, sociales et économiques. Quelles sont les questions qui les préoccupent lorsqu’ils pensent à leur propre ville ? Quel rôle novateur l’intelligence artificielle peut-elle jouer pour améliorer leur quotidien ? A l’aide de leur téléphone, ils récoltent des images et des vidéos qui sont ensuite analysées par une intelligence artificielle. Ce procédé déduit les propriétés des espaces urbains et des modes de vies actuels. L’objectif est de mieux comprendre comment les technologies peuvent aider les communautés urbaines à résoudre des questions sociales.


RECONFIGURER LA BD À L’ÈRE DU NUMÉRIQUE

Prof. Sabine Süsstrunk, Prof. Raphaël Barroni, Dr. Mathieu Salzmann

FNS Sinergia project

Un ordinateur peut-il reconnaître des objets dessinés ? Comment le numérique modifie-t-il la manière dont nous racontons des histoires ?

La BD constitue une partie importante de notre patrimoine culturel. Au fil des ans, elle s’est diffusée sur des supports variés, allant des récits publiés dans la presse, à des albums ou, de nos jours, des supports numériques. Malheureusement, le transfert d’une BD d’un format à un autre est un processus long et coûteux, exigeant que l’artiste recompose son travail pour chaque support. Le but de ce projet est de faciliter le processus de reconfiguration des BD.

Sur le plan culturel, il s’agit de mesurer l’impact des technologies numériques sur la BD européenne. Du côté de l’informatique visuelle, notre tâche sera de générer des segmentations détaillées d’éléments graphiques (personnages, objets) et des notions de 3D.  À travers une campagne de numérisation, nous visons aussi à valoriser les archives du Centre BD de la ville de Lausanne.


INSTRUMENTS SCIENTIFIQUES EN ACTION

Comment prenait-on des mesures précises avant la généralisation de l’électronique ?

Démonstrations des instruments: samedi 14 septembre de 14h à 16h

Faire le vide, comprendre des illusions d’optique, regarder dans une camera obscura, mesurer le son, tester l’électromagnétisme : ces expériences scientifiques sont effectuées en direct et les phénomènes physiques expliqués. En parallèle, plusieurs appareils historiques de la Collection des instruments scientifiques de l’UNIL et de l’EPFL sont présentés, faisant le lien entre les démonstrations et les recherches actuelles menées dans des laboratoires de l’EPFL. Ce projet est le fruit d’une collaboration entre le Laboratoire d’Histoire des Sciences et des Techniques (LHST) du Collège des Humanités et le Musée d’Histoire des Sciences de Genève.


LOVE SONGS FROM THE RUINS : USTAD SARAHANG AND THE ART OF KABUL GHAZAL

Mathieu Clavel, étudiant Master

Comment préserver le patrimoine immatériel mondial à l’ère du numérique ?

Ce projet met en lumière un art traditionnel, le ghazal de Kaboul, incarné par l’un de ses plus fameux représentants au 20ème siècle : Ustad Mohammad Hussain Sarahang. Sa réalisation repose sur une réflexion au sujet de la musique comme patrimoine culturel immatériel et notamment sur les données digitales audio comme véhicule de ce patrimoine, auxquelles il faut donc donner l’attention qu’elles méritent.

Associant la création d’une archive musicale augmentée inédite et les moyens techniques pour la parcourir, le projet aboutit par une expérience immersive.


MUSIC AND THE BRAIN : PLAYING WITH SOUND

Pourquoi et comment la musique provoque-t-elle des émotions ?

Prof. Martin Rohrmeier, Dr. Steffen Herff, Daniel Harasim, Christoph Finkensiep, Gabriele Cecchetti
Laboratoire de Musicologie digitale et cognitive (DCML)

La recherche du DCML se situe à l’intersection de la musicologie, de l’informatique et de la science cognitive afin d’étudier les représentations mentales de la structure musicale. Le DCML se concentre sur les aspects de l’apprentissage, du traitement de la musique et de l’expérience musicale, comme la tension, l’attente et les émotions.

Lors des journées portes ouvertes de l’EPFL, le DCML souhaite montrer comment le cerveau humain perçoit et traite la musique. Les visiteurs peuvent participer à l’expérience en écoutant et interagissant sur de petites séquences musicales et ainsi tester leurs capacités à discriminer, noter et réagir à différentes hauteurs et rythmes. Ils auront l’occasion d’en apprendre davantage sur les fondements cognitifs de notre rapport à la musique et sur les recherches menées par le DCML en général.


VENICE TIME MACHINE

Prof. Frédéric Kaplan

Les machines informatiques peuvent-elles nous permettre de mieux comprendre et préserver notre patrimoine historique ?

Le Venice Time Machine est un projet international lancé par l’EPFL et l’Université Ca’ Foscari de Venise en 2012. L’idée est de créer une archive numérique ouverte du patrimoine culturel de la ville couvrant plus de 1000 ans d’évolution. Le projet vise notamment à retracer la circulation des nouvelles, des devises, des biens commerciaux, des migrations et des modèles artistiques et architecturaux pour créer un modèle multidimensionnel collaboratif de Venise. Sa réalisation représenterait la plus grande base de données jamais créée sur les documents vénitiens.