Bilan CO2

Vue aérienne du campus EPFL en 2017

Le bilan CO2 de l’EPFL

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Un monitoring détaillé afin de comprendre les défis du campus et atteindre les objectifs de réduction des émissions CO2.

Le bilan CO2 de l’EPFL est basé sur une analyse de cycle de vie établie avec la spin-off de l’EPFL Quantis. La figure ci-dessus illustre le bilan carbone de 2006 à 2021 et se réfère aux objectifs de la Confédération (-50% d’ici 2030 par rapport à 2006, sauf pour la mobilité professionnelle (-30% par rapport à 2006)). Ce bilan prend en compte les données du campus d’Ecublens ainsi que des campus associés en Valais, à Neuchâtel et à Fribourg. Les consommations énergétiques du campus associé de Genève ne sont pas intégrées dans le bilan. Le bilan comprend 4 thématiques : énergie (électricité, mazout, gaz), voyages professionnels, pendularité et alimentation (voir ci-dessous).

N’hésitez pas à nous contacter pour toute question ou information sur les calculs et les hypothèses utilisées.

Électricité

L’EPFL achète chaque année des quantités importantes d’électricité (env. 73 GWh en 2019). Depuis 2012 et jusqu’à fin 2019, l’impact carbone comptabilisé de l’électricité était très faible grâce à l’achat de garanties d’origine (GO) certifiant l’achat d’électricité renouvelable. Ainsi, en 2020, le mix électrique acheté par l’EPFL auprès de Romande Energie était constitué de 97.5% d’électricité hydraulique suisse et de 2.5% d’électricité photovoltaïque (correspondant à ce qui est produit sur les toits de l’EPFL). Le facteur d’impact associé à l’hydroélectricité a été établi à 7,3 g CO2 eq/ kWh en 2012 par Quantis et utilisé comme tel jusqu’à la fin 2019.

Selon la comptabilité axée sur l’achat de certificats d’origine, l’objectif de réduction des émissions aurait déjà été atteint dès 2019, alors que la consommation d’électricité a augmenté de 35% entre 2006 et 2018.

Dès 2020 et selon les recommandations du comité d’experts consultés dans le cadre de l’élaboration du Plan Climat & durabilité de l’EPFL, l’EPFL a choisi de calculer son empreinte carbone en utilisant un facteur d’émission prenant en compte le lieu de production de l’électricité mais également l’impact lié aux importations/exportations et à la variation saisonnière. Cela permet de refléter l’impact réel des besoins en électricité du campus et les actions à mener pour réduire cet impact.

Le facteur d’émission prenant en compte les importations/exportations choisi pour l’EPFL est celui recommandé par l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) (Verbraucher Strom-mix) en avril 2021 : 128g CO2-eq/kWh.

La comptabilité carbone de l’électricité

La comptabilité carbone de l’électricité peut s’avérer très complexe selon les méthodologies utilisées pour convertir l’électricité en équivalent carbone. En effet, selon l’approche méthodologique choisie, prenant en compte ou pas les importations/exportations d’électricité, le facteur d’émissions carbone de l’électricité peut varier en Suisse (mix suisse) de 30 g à 128 g CO2-eq/kWh (OFEV, 2021). Le choix du facteur le plus élevé prend en compte la consommation réelle d’électricité en Suisse et permet d’intégrer l’impact considérable lié à l’importation en hiver, notamment de pays utilisant des centrales à charbon.

L’EPFL privilégie cette dernière approche afin de refléter l’impact réel des besoins en électricité de ses campus et les actions à mener pour réduire ses émissions de GES.

Gaz

Le gaz consommé était principalement utilisé pour le chauffage (60%) ainsi que pour les processus des laboratoires (40%). Exceptionnellement, en raison des travaux de rénovation de la centrale de Centrale de Chauffe par Thermopompes (CCT) du campus, la consommation de gaz pour le chauffage est plus importante sur la période 2019-2021. La part restante dépend des processus de laboratoires.

A partir de l’hiver 2021-22 la part de gaz pour le chauffage du campus d’Ecublens est très faible car la centrale thermique fonctionne uniquement avec de l’électricité.

Mazout

Le mazout était utilisé comme source secondaire de chauffage pour le fonctionnement, en cas de températures très froides, de la CCT. Pour information, avec le renouvellement de la CCT, la consommation de mazout a cessé en 2019. Il reste toutefois la part consommée durant la fin d’année 2019.

Mobilité pendulaire

Les données se basent sur les enquêtes de mobilité pendulaire envoyées à l’ensemble de la communauté EPFL.  Les mesures mises en place dans le cadre du Plan de mobilité, comme par exemple la nouvelle politique de stationnement, le renforcement de l’offre en transports publics ainsi que la promotion du vélo, montrent des effets positifs avec une forte diminution de la part modale des transports individuels motorisés.

Voyages professionnels et estudiantins

Les émissions générées par les voyages professionnels sont calculées à partir des données fournies par l’agence centrale de voyage de l’EPFL. Les données de voyage des étudiant.es correspondent à l’ensemble des déplacements à l’étranger effectués dans le cadre du cursus universitaire (stages, échanges académiques, Projets de Master et voyages d’études). Ces données sont prises en compte dans le bilan de l’EPFL depuis 2019.

La révision de la politique de mobilité professionnelle, le renforcement et la promotion des outils de vidéoconférence et l’organisation de campagnes de sensibilisation s’insèrent dans la stratégie de réduction des émissions de CO2 liées aux voyages.

Alimentation

Cet axe fait désormais partie des priorités d’action en termes de durabilité. Les valeurs étaient calculées en fonction du nombre de repas végétariens et non-végétariens consommés sur le campus jusqu’à fin 2018. Depuis 2019, le reporting est plus détaillé et basé sur les données d’achat des restaurateurs ainsi que les déchets organiques jetés.

Contact

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Durabilité EPFL
BS 101 (Bâtiment BS)
Station 4
CH-1015 Lausanne