Pourquoi

C’est un fait, la langue française est dominée par le masculin et invisibilise les femmes. Mais elle n’est pas figée, au contraire, elle est en constante évolution. 

Ecrire de manière plus inclusive c’est faire preuve d’innovation et tenter de réduire les inégalités de genre par un moyen très accessible.

Le langage inclusif n’est pas une tentative de féminiser la langue, mais plutôt de freiner sa masculinisation qui a débuté au 17ème siècle, par le biais de vagues motivées par la volonté d’écarter les femmes de la vie publique. Ces vagues de masculinisation ont fortement contribué à l’invisibilisation des femmes, notamment par l’adoption du masculin comme valeur générique et la règle grammaticale “le masculin l’emporte sur le féminin”.

Le langage inclusif a pour ambition de faire du français un outil de communication neutre où chacune et chacun peut se reconnaître.


A l’EPFL

L’égalité est une valeur que l’EPFL défend par une série de mesures concrètes. C’est dans cette lignée qu’elle se positionne en faveur de l’adoption d’un langage plus inclusif dans toute communication émanant de la communauté EPFL. 

Bien entendu, l’usage d’un langage plus inclusif ne va pas résoudre d’un coup de baguette magique toutes les inégalités de genre, mais il permet de sensibiliser le lectorat à l’androcentrisme par le biais de la langue française. 

Combien de récits, contributions ou exploits de femmes ordinaires ou extraordinaires, scientifiques ou non ont été effacés de nos mémoires collectives ou de l’Histoire ? 

A part Marie Curie, la majorité d’entre nous peut-elle citer une autre femme scientifique ?

Combien de femmes ont subi l’invisibilisation ?


L’adoption d’un langage plus inclusif au quotidien c’est :
  • Adopter des formulations plus neutres
  • Etre sensible à l’androcentrisme
  • Combattre l’androcentrisme par des mesures très accessibles, gratuites et impactantes
  • Tenter de rééquilibrer l’Histoire
  • Décrire la réalité