
Depuis 2003, une enquête de mobilité bisannuelle est réalisée par l’équipe Mobilité EPFL au sein de la communauté EPFL afin de comprendre l’évolution des pratiques de mobilité, d’évaluer le besoin en nouvelles infrastructures, d’évaluer la satisfaction des services de mobilité proposés ainsi que d’estimer l’impact environnemental de la pendularité.
Résultats clés 2025
En 2025, environ 28% des sondé·es (27% en 2023) ont répondu à l’enquête, soit quelques 5100 personnes. L’étude révèle que 78% des pendulaires de la communauté EPFL utilisent un mode de transport durable, soit les transports publics et/ou les mobilités actives : 93% du côté étudiant et 63% parmi le personnel.
- Fréquentation : La part de collaboratrices et collaborateurs présents cinq jours ou plus s’élève à 50%, ce qui représente une augmentation de 4 % par rapport à l’édition 2023. Cette part reste significativement inférieure à celle de 2019, où elle atteignait 78 %, ce qui s’explique par le développement des formes de travail flexible. En revanche, cette proportion est restée stable chez les étudiants·es. Par ailleurs, en 2025, seuls 10 % de ces dernier·ères se rendent sur le campus trois fois par semaine ou moins, alors que cette proportion s’élève à 28 % du côté du personnel.
- Heures de pointe : Le matin, 38 % des étudiant·es arrivent sur le campus entre 07h45 et 08h15. Malgré le fait que la proportion soit en baisse par rapport à 2023 (46 % en 2023), le nombre de personnes arrivant durant cette plage horaire reste le même, en raison de l’augmentation du nombre d’étudiant·es. On remarque cependant cette année une forte augmentation des arrivées entre 8h45 et 10h00 pour les étudiant·es. Pour le personnel, les arrivées sont davantage étalées que celles des étudiant·es et la tranche horaire 7h45 – 8h15 totalise 22 % des arrivées. Concernant les départs, l’affluence est plus dispersée : pour les étudiant·es, trois pics surviennent à 17h00, à 18h00 et à 19h00. Du côté du personnel, quatre pics majeurs se forment, survenant toutes les demi-heures entre 17h00 et 18h30.
- Origine-Destination : Comme lors des enquêtes précédentes, la très grande majorité des répondant·es (99 % des étudiant·es, 90 % du personnel) désignent le campus principal de l’EPFL, situé à Ecublens, comme destination principale. Le reste des destinations sont réparties entre l’EPFL Valais/Wallis (2 %), Microcity à Neuchâtel (1 %), le campus Biotech de Genève (1 %) et d’autres campus associés, tels que BlueFACTORY à Fribourg ou l’observatoire de Genève (toutes à moins de 1 %). Les points de départ les plus fréquents se situent près du campus principal de l’EPFL. Ainsi, 58 % des répondant·es résident à Lausanne ou dans une des quatre communes environnantes.
- Gares les plus fréquentées : La grande majorité des participant·es qui prennent le train pour se rendre sur le campus principal passent par la gare de Renens (87 %), ce qui constitue encore une hausse par rapport à 2023 (+9%). La seconde gare est désormais celle du LEB au Flon (6%) et la troisième celle de Lausanne (4%).
- Distance et temps de déplacement : Les distances moyennes et médianes parcourues par trajet s’élèvent à 17 km et 5.8 km pour les trajets réalisés. La distance moyenne est en augmentation par rapport à 2023 (15.1 km). En ce qui concerne le temps de trajet, la moyenne et la médiane sont de 31 et 22 minutes, ce qui reste très similaire aux chiffres de 2023.
Globalement, les transports publics restent le mode de transport le plus utilisé et leur part modale a augmenté de 5% depuis 2023. Les modes de déplacement actifs que sont le vélo et la marche à pied enregistrent une baisse sur cette même période, en passant respectivement de 22 % à 18 % et de 11 % à 9 %. L’utilisation de la voiture a connu une légère augmentation depuis 2023 en passant de 3 % à 5 % chez les étudiant·es et de 34 % à 37 % chez le personnel. Le taux d’utilisateur·trices de véhicules motorisés à deux roues reste inchangé (2 %). Par conséquent, la part d’étudiant·es et de membres du personnel optant pour un moyen de transport durable a légèrement chuté par rapport à l’enquête précédente, passant de 95 % à 93 % pour les premier·ères et de 63 % à 61 % pour les second·es.
Comme lors des éditions précédentes, les résultats de 2025 montrent que, contrairement au personnel, les étudiant·es recourent très peu aux transports individuels motorisés (7%). Cette proportion est en hausse en comparaison aux années 2023 et 2021. Si la part des cyclistes et piéton·nes avait atteint son pic chez les étudiants en 2021 (respectivement 30% et 22%), elle redescend depuis 2023 et atteint en 2025 20% pour les cyclistes et 14% pour les piéton·nes, autrement dit en dessous des niveaux pré-pandémie de Covid-19 mesurés lors de l’enquête 2019 (22% et 15%). Quant aux transports publics, leur usage en 2025 a encore augmenté par rapport à 2023 (59% contre 54%)
Alors que 93% de la communauté estudiantine utilise un moyen de transport durable, cette proportion ne s’élève qu’à 61% pour le personnel de l’EPFL. En effet, le personnel emprunte davantage les véhicules individuels motorisés (34% concernant les voitures et 3% concernant les deux roues motorisées). Cette part progresse légèrement depuis 2019 (32%), passant de 37% à 39% entre 2023 et 2025. La part d’utilisation des transports publics comme mode de transport augmente depuis 2021, passant de 33% à 37% en 2023, puis atteint 41% en 2025, dépassant les niveaux pré-pandémie de Covid-19 mesurés lors de l’enquête 2019 (40%). Malgré cet essor des transports publics, la part de la mobilité active est en baisse par rapport à 2023 (21% contre 26%).
La proportion des personnes utilisant régulièrement plusieurs modes de transport est restée stable par rapport à 2023, et représente près d’un quart des répondant·es (23%). De manière générale, parmi les personnes ayant déclaré utiliser plusieurs modes de transport durant les saisons hivernale et estivale, l’intermodalité est plus courante (52 % en hiver, 56 % en été) que la multimodalité (48 % en hiver, 44 % en été). Cependant, lorsqu’on s’intéresse aux différences selon le statut, les étudiant·es tendent davantage à combiner plusieurs moyens de transport sur un même trajet (58 % d’intermodalité en hiver, 64 % en été) alors que le personnel tend plutôt à alterner les modes de transport pour ses déplacements pendulaires (54 % de multimodalité en hiver, 52 % en été). L’intermodalité la plus populaire est la marche combinée avec les transports publics, sauf en été pour le personnel, où il s’agit alors de la combinaison vélo et transports publics. La multimodalité la plus courante est l’alternance entre le vélo et les transports publics, indépendamment de la saison ou du statut.
Évolution 2003-2025
L’enquête de mobilité est réalisée depuis plus de 20 ans au sein de l’École et permet d’observer les habitudes de mobilité, qui ont bien évolué au cours des dernières décennies.
Remarque : L’année 2017 a été exclue de certaines représentations en raison de la nature différente des questions.



Entre 2003 et le 2025, le recours aux mobilités actives (vélo et marche à pied) comme mode de transport déterminant a fortement augmenté (de 17% à 26%), avec, en 2003, une part modale qui s’élevait à 4 % pour la marche à pied et 13 % pour les vélos contre 9% et 18% en 2023. Cette avancée générale des mobilités actives au cours des deux dernières décennies a été encouragée par la promotion du vélo à l’EPFL, avec par exemple plus de 1100 nouveaux racks à vélo déployés entre 2017 et 2025. Par ailleurs, la révision de la politique de stationnement en 2017 ainsi que la construction de résidences étudiantes à proximité du campus ont également permis d’encourager la transition vers des modes de déplacement durables. Cependant, l’essor connu par ces modes de transport durant la pandémie de Covid-19 semble s’essouffler, puisqu’ils ont retrouvé des valeurs proches de celles observées en 2019. Cette baisse pourrait s’expliquer par un effet croisé du taux d’occupation élevé de des résidences étudiantes à proximité du campus et de l’augmentation du nombre d’étudiant·es à l’EPFL, qui pousse ces derniers à se loger hors du périmètre du campus.
La part modale des transports publics comme moyen de se déplacer vers le campus a augmenté entre 2003 et 2013 (où la proportion la plus élevée de son utilisation était de 58%) et baissé progressivement depuis, pour atteindre 46% en 2023. Cette baisse est plus prononcée auprès des étudiant·es (passant de 63% à 57% entre 2017 et 2019) que pour le personnel. Cette diminution peut être mise en relation avec la saturation des transports publics et au nouvel attrait des mobilités actives. Cependant, l’utilisation des transports publics est de nouveau en hausse en 2025 (51%), retrouvant le niveau observé en 2019 après une forte baisse de fréquentation durant la pandémie de Covid-19.
L’utilisation des transports individuels motorisés a fortement baissé à l’EPFL aux cours de ces deux décennies, passant de 38% à 22%. Ce changement d’habitude est particulièrement marqué auprès du personnel, qui a diminué ses trajets en voiture entre 2003 et 2025, proportion passant de 50% à 37%. Auprès des étudiant·es, cette part a également très significativement baissé de 17% à 5% pendant cette période. Cependant, cette part est en hausse par rapport à 2023, chez les étudiants comme chez le personnel (une augmentation respective de 2% et 3%).
Par ailleurs, il est important de noter que la proportion de la population qui utilise plusieurs moyens de transport (multimodalité ou intermodalité) a significativement augmenté (hausse de 19 points en 22 ans, de 4% à 23%) et représente aujourd’hui la seconde modalité la plus fréquente, après les transports publics comme mode unique de déplacement (37 %).
Services de mobilité sur le campus
L’enquête de mobilité a réalisé une enquête de satisfaction parmi les services de mobilité proposés à l’EPFL.
Parmi les services de mobilité proposés par l’EPFL, le Point Vélo demeure en 2025 le service le plus utilisé, avec 27 % des répondant·es y ayant recours, une proportion stable et légèrement en hausse par rapport à 2023. Il reste le service le plus utilisé tant par les étudiant·es que par le personnel, devant PubliBike (17 %) et le point de vente des transports publics lausannois (13 %). Le niveau de satisfaction concernant le Point Vélo est globalement élevé sur l’accueil et l’organisation du lieu (8.0), ainsi sur que le conseil et l’expertise du personnel (7.8). En revanche, les horaires d’ouverture (4.9) et les temps d’attente (6.3) constituent à nouveau les principaux points d’insatisfaction, jugés peu compatibles avec les horaires de cours et de travail, ce qui génère des pics d’affluence.
Les autres services de mobilité associés au vélo, à savoir PubliBike et les cargobikes de l’EPFL, sont davantage adoptés par les étudiant·es que par le personnel (22% contre 12% et 6% contre 2%), qui pour sa part a davantage tendance à utiliser les services liés à la voiture : l’autopartage Mobility (11%) et les bornes de recharge GO FAST ou Eaton (anciennement GreenMotion). Autre service de mobilité, le point de vente des transports lausannois (tl) : 13% des répondant·es ont déclaré l’avoir utilisé, principalement pour l’achat d’abonnements régionaux et nationaux (94%) ce qui en fait le troisième service de mobilité le plus populaire.
- Concernant les stationnements pour vélos et les places moto, l’élément pour lequel les répondant·es sont les plus satisfait·es est la proximité des places avec les bâtiments de destination, l’accessibilité des places et leur qualité (éclairage, dimension, etc.). La protection contre le vol, la protection contre les intempéries ainsi que le nombre de places disponibles sont les éléments où les répondant·es sont les plus nombreux à rencontrer une insatisfaction.
- Les utilisateur·trices concerné·es par les bornes de recharge pour véhicules électriques sont satisfait·es tant par les types de prises disponibles que par la vitesse de charge et leur emplacement. Cependant, le niveau de satisfaction est inférieur pour leur disponibilité et leur fiabilité, de même que pour la tarification appliquée.
Le covoiturage a encore un peu de mal à séduire puisque la majorité (75%) des personnes se rendant en voiture à l’EPFL sont seules dans leur véhicule. Cette tendance est plus marquée parmi le personnel (79 %) que parmi les étudiant·es (51 %). Parmi le personnel ayant indiqué se rendre sur le campus en voiture en tant que conducteur·trice avec des passager·ère·s ou en tant que passager·ère, la quasi-totalité partage le trajet avec la famille (71% pour le personnel et 58% pour les étudiant·e·s) ou en effectuant du covoiturage organisé de manière informelle (27% pour le personnel et 41% pour les étudiant·e·s). Le covoiturage par le biais de plateformes représente 2 % des situations pour le personnel et 1 % pour les étudiant·e·s.
*Enquêtes réalisées en collaboration avec le Centre de compétences suisse en sciences sociales (FORS).
- Analyse synthétique – Enquête de mobilité 2025.pdf (PDF, 900 KB)
- Analyse synthétique – Enquête de mobilité 2023.pdf (PDF, 899 KB)
- Analyse Synthétique – Enquête de mobilité 2021.pdf (PDF, 429 KB)
- Analyse synthétique – Enquête de mobilité 2019.pdf (PDF, 448 KB)
- Analyse synthétique – Enquête de mobilité 2017.pdf (PDF, 4 MB)
Résultats bruts 2003-2025
Le Centre de compétences suisse en sciences sociales (FORS) a constitué une base de données regroupant l’ensemble des résultats des enquêtes de mobilité menées à l’EPFL entre 2003 et 2025.
Cette base peut être mise à disposition de la communauté EPFL, exclusivement dans le cadre de projets d’analyse aux objectifs clairement définis, et sous réserve de la signature d’un contrat d’utilisation des données entre l’EPFL et les utilisateurs concernés.
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