Ce panneau présente trois personnes et leur histoire personnelle de pardon dans des circonstances très difficiles.
Ces témoignages sont tirés du The forgiveness project, une organisation britannique qui offre des opportunités et des ressources permettant d’explorer la complexité du pardon.
Vous pouvez trouver une version plus complète de leur histoire ainsi que des dizaines d’autres récits de pardon aux quatre coins du monde ici
Rosalyn
Il y a quelques années, sa vie a été catapultée dans une spirale descendante lorsqu’elle a été violée par un homme qui a fait irruption dans sa maison. En 2014, après un très long processus, elle a décidé de rencontrer son agresseur en prison et lui a dit son choix de lui pardonner.
« J’ai commencé à comprendre que tant que je nourrissais encore des sentiments de vengeance et de haine, je m’enfermais dans une cellule de prison au fond de mon esprit. Le pardon semblait m’offrir la liberté. Cependant, j’ai appris que c’était un processus fluctuant : un jour, je pouvais commencer à lui pardonner, et le lendemain, c’était comme si tout recommençait à zéro. Mais j’ai pris la décision que le viol était l’une des nombreuses choses qui devaient être intégrées à la personne que je suis. Ce n’était pas l’alpha et l’oméga de qui j’étais. J’avais toujours mon identité. Le chemin du pardon exigeait de la vigilance et de la patience, mais les bons jours, lorsque le choix de pardonner était fort, je sentais ma paix intérieure et mon bien-être revenir. »
Bud
Sa fille, Julie Marie, âgée de 23 ans, a été tuée dans un attentat avec 167 autres personnes. Dans les mois qui ont suivi sa mort, Bud est passé de l’appui à la peine de mort pour les auteurs de l’attentat, à prendre position publiquement contre elle. Après jugement, un des auteurs est exécuté pour sa participation à l’attentat.
« Environ un an avant l’exécution, j’ai finalement réussi à lui pardonner. Ce fut une libération pour moi. »
Anne Marie
Son père avait 56 ans lorsqu’il a été assassiné. L’homme de 30 ans qui a commis l’acte était son voisin. Il souffrait d’une maladie psychique grave.
« Le pardon, c’est reconnaître que le délinquant est un être humain qui mérite de la gentillesse, de la compassion et de l’amour malgré le mal qu’il a fait. »
Le récit complet de Anne Marie