Agriculture and Architecture: Taking the Country’s Side

Exposition 27 février – 29 avril 2020
Archizoom, bâtiment SG, EPFL
Lundi à vendredi, de 9:30 à 17:30
Samedi, de 14:00 à 18:00

Vernissage le 26 février 2020, 18:00
Conférence inaugurale de Sébastien Marot, curateur de l’exposition, avec Matthieu Calame, ingénieur agronome, expert des problématiques agricoles et alimentaires.

Débat le 25 mars 2020, 19:00
Georges Descombes, Eric Lapierre and Sébastien Marot

Conférence le 1er avril 2020, 18:30
Agriculture et régionalisme, dirigée par Paola Viganò

Conférence le 8 avril 2020, 18:30
Agriculture et territoire, dirigée par Elena Cogato Lanza

Ateliers pour enfants les 14 mars et 4 avril 2020, 14:00-16:00
Visite de l’exposition et atelier de construction pour enfants de 8-12 ans
Inscriptions

Joel Sternfeld, The Present Environmental Predicament, from the series American Prospects, 1987
Joel Sternfeld, “McLean, Virginia, December 1978”, from Joel Sternfeld, American Prospects, 1987.

L’histoire de la ville est intimement liée à celle des territoires productifs, c’est une co-évolution.

Sébastien Marot, commissaire de l’exposition

En mesurant l’impasse environnementale à laquelle notre monde est confronté, cette exposition entend susciter une réflexion – à la fois rétrospective et prospective – sur le lien étroit qui unit ces deux disciplines jumelles que sont l’agriculture et l’architecture, et sur leur divorce croissant depuis la révolution industrielle. Elle vise à apprendre des agronomes, activistes et projeteurs qui ont réfléchi à l’hypothèse d’une décroissance énergétique ainsi qu’à la recomposition et pérennisation des territoires vivants.

Composée d’un jeu historiographique de 42 cartes, d’une boussole réflexive, d’une grande frise chronologique et d’une série de vidéos, l’exposition Agriculture and Architecture: Taking the Country’s Side, produite dans le cadre de la Triennale d’Architecture de Lisbonne 2019, dont le commissariat avait été confié au master Architecture & Expérience de l’ENSAVT Paris-Est, a été présentée au Garagem Sul du Centro Cultural de Belem d’Octobre 2019 à Février 2020. Dans la mesure où son contenu est largement issu de deux cours donnés à l’ENAC au cours des dernières années, sa translation à l’EPFL, sous une forme concentrée, et légèrement amendée, est une sorte de retour au foyer.

Sébastien Marot, philosophe, est professeur d’histoire environnementale à l’École d’architecture de la ville et des territoires de Paris-Est, et professeur invité à la Graduate School of Design de Harvard et à l’École polytechnique fédérale de Lausanne.

Pour la Triennale de Lisbonne en 2019, il a fait partie de l’équipe de curateurs de La poétique de la raison.

Cette exposition explore le lien entre l’agriculture et l’architecture, deux pratiques de domestication complémentaires qui ont émergé il y a environ 10 000 ans à la Révolution néolithique. Compte tenu de la situation environnementale actuelle, l’hypothèse est qu’aucun raisonnement solide ne peut tenir aujourd’hui si l’on fait l’impasse sur la reconnexion de ces deux disciplines.

En regardant le passé, l’urbanisation de notre planète semble inévitablement faire partie intégrante de l’histoire. La population mondiale se concentrera très probablement, comme c’est le cas actuellement, dans des villes et des métropoles de plus en plus grandes. En revanche, lorsqu’on sonde l’avenir et les problèmes environnementaux qui s’y profilent, cette même urbanisation semble impossible. Une telle situation paradoxale, à la fois inévitable et impossible, est source de schizophrénie et confronte la raison à un problème insoluble.

Dans cette situation, Taking the Country’s Side s’adresse aux architectes, ainsi qu’à tous ceux qui sont concernés par l’évolution actuelle de nos milieux de vie. Cette exposition est une invitation à quitter notre niche métropolitaine et nos zones de confort, et à littéralement “take a walk on the wild side”. Depuis quelques décennies, plusieurs communautés ou individus, engagés dans la mise en œuvre d’alternatives à l’agriculture industrielle et de l’économie de marché (qui se nomment permaculture, écologie sociale, agroforesterie, biorégionalisme, agroécologie), ont développé des idées et des principes qui remettent en question de manière significative les concepts fondamentaux de l’architecture et de l’urbanisme actuels.


Vues de l’exposition à la Triennale d’Architecture de Lisbonne 2019, CCB/ Garagem Sul