Le projet EduNum: la recherche

Collecte de données pour le travail de recherche.

De la recherche au terrain il n’y a qu’un pas: la pratique basée sur les données probantes

Le pilotage et le déploiement du Projet EduNum, comme tout projet de grande envergure, nécessite d’un suivi et d’ajustements continus afin d’anticiper et répondre aux besoins des diverses personnes présentes sur le terrain. 

Grâce au travail de l’équipe de recherche qui collecte et analyse des données liées à tous les axes du projet, la prise de décision peut s’appuyer sur des données probantes.  

Elle s’inscrit dans le vaste courant international d’une politique fondée sur les preuves (evidence-based policy) qui appelle à fonder l’éducation sur des données (evidence-based education), à mieux comprendre quelles sont les meilleures pratiques dans le domaine éducatif, et pourquoi elles marchent.


 


Les données collectées

Notre équipe de recherche collecte des données empiriques quantitatives et qualitatives concernant les principaux axes du projet, tels que:

  • la formation continue des enseignant-es
  • la formation continue des personnes-ressources
  • la formation des enseignant-es-formateur-trices
  • le matériel pédagogique conçu pour l’enseignement de l’éducation aux médias
  • le matériel pédagogique conçu pour l’enseignement de la science informatique
  • le développement des compétences en science informatique et en éducation aux médias des élèves
  • le développement de la compétence numérique des écoles 

Le but de la collecte et de l’analyse de ces données

  • réguler le projet pilote et les actions pour chaque axe grâce à l’implication de toutes les parties prenantes (élèves, enseignant-es, personnes-ressources,…) en leur donnant l’opportunité de s’exprimer dans un cadre où les données et l’information sont traitées de manière scientifique (questions et méthodes de recherche, modélisations,…); 
  • identifier et anticiper les enjeux et les barrières en vue du déploiement en optimisant ainsi la gestion des ressources investies au niveau du département, des institutions impliquées dans la formation des enseignant-es et des établissements scolaires impliqués dans la mise en oeuvre du projet;
  • contribuer à l’évaluation globale du projet, mené en collaboration avec l’UNIL

Les principaux bénéficiaires de ce travail de recherche sont nombreux

  1. les formateur-trices des enseignant-es et des personnes-ressources (adaptation des formations à partir des retours des participant-es)
  2. les rédacteur-trices de moyens d’enseignement (adaptation des ressources pédagogiques à partir des besoins et des difficultés mises en évidence par les utilisateur-trices)
  3. les partenaires HEP (régulation de la formation initiale)
  4. l’Unil (évaluation globale du projet)
  5. le département (mise en place des conditions nécessaires pour le déploiement, par exemple la définition des conditions de travail des personnes-ressources) 
  6. les élèves, afin qu’elles et ils acquièrent les compétences en éducation numérique telles que décrites dans le Plan d’étude (PER NUM) dans le contexte d’un projet qui non seulement se régule et s’ajuste de manière itérative, mais aussi qui s’appuie sur les meilleures pratiques, selon l’état de l’art, en matière de formation, d’accompagnement et de ressources pédagogiques.

Pérenniser l’éducation numérique

Actuellement, des outils de pilotage sont en développement à l’intention du département, des directions d’établissement et des institutions de formation afin de favoriser la pérennisation du projet et le transfert des compétences acquises lors de la conception et de la phase pilote. Ce suivi permet d’optimiser l’investissement initial. 

Cette recherche dite « translationnelle » s’inscrit au cœur de la mission du Centre LEARN qui transpose les résultats de la recherche en sciences de l’éducation directement dans l’élaboration de méthodes concrètes et innovantes.