Application SwissCovid en test à l’EPFL

L’application SwissCovid a pour but d’interrompre les chaînes de transmission du virus SARS-COV-2 pour limiter le risque d’un retour épidémique durant le déconfinement.

C’est une application de “notification d’exposition”, ou “traçage de proximité”. Son but est d’informer l’utilisateur qu’il a été en contact avec une personne porteuse du virus peu de temps avant que celle-ci ne déclare des symptômes et ne soit déclarée positive.

Questions fréquentes (F.A.Q.)

A propos de l’application

L’application repose sur la technologie Bluetooth Low Energy. Elle n’utilise pas le GPS. Elle repère les autres téléphones à proximité, mesure leur éloignement et échange des identifiants éphémères anonymes cryptés lorsqu’elle reste “en contact”, soit à moins de 2 mètres.

L’EPFL a organisé avec les autorités sanitaires du canton de Vaud un point de test rapide sans consultation au centre médical Vidymed, (tél 021 622 88 88), route de Chavannes 11,  Ouvert 7j/7, de 9h00 à 18h00. Il faut indiquer au début de l’examen que vous êtes un collaborateur EPFL participant au test pilote de l’application SwissCovid.

Pour les non-résidents vaudois ou pour les sites hors canton de Vaud, il vous faudra contacter votre médecin traitant ou un centre médical proche de votre lieu de résidence. Il faut indiquer au début de l’examen que vous êtes un collaborateur EPFL participant au test pilote de l’application SwissCovid et qu’en cas de résultat positif, le service du médecin cantonal devra vous contacter pour vous indiquer un numéro à saisir dans votre application.

En cas de diagnostic COVID-positif, vous recevrez un code unique à 12 chiffres, que vous serez invité à introduire dans l’application. Cette démarche est volontaire. L’introduction de ce code aura pour effet d’envoyer sur un serveur (géré par l’administration fédérale) les identifiants éphémères anonymes associés à votre téléphone – et rien d’autre. Ils seront automatiquement effacés après 14 jours. 

L’application compare la liste d’identifiants éphémères anonymes qu’elle a composée au fil de ses “rencontres” avec la liste qui figure sur le serveur des autorités sanitaires. Si elle découvre une correspondance, elle génère d’elle-même la notification. L’utilisateur est alors invité à contacter la hotline de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).

L’OFSP vous posera une série de question afin de déterminer la probabilité qu’il y ait réellement eu une infection. Par exemple, si vous pouvez déterminer que vous portiez un masque au moment du contact détecté par l’application, le risque sera jugé faible. Dans le cas contraire, l’OFSP vous suggéra de vous placer en auto-confinement.

A l’EPFL, le télétravail est toujours requis pour toutes les tâches ne nécessitant pas une présence physique sur le campus. En outre, la sécurité sanitaire est une priorité de l’Ecole. L’auto-confinement sera donc accepté par l’EPFL.

Il est recommandé aux personnes concernées de signaler leur cas au DSPS, qui déterminera si d’autres personnes doivent être également placées en quarantaine ou si des mesures de désinfection particulières doivent être entreprises dans les locaux concernés.

Ce test, qui aura lieu simultanément à l’ETH Zurich, auprès de l’Armée suisse et de quelques hôpitaux, vise à valider les options technologiques et le processus d’alerte. Il est rendu possible grâce à une ordonnance rendue par le Conseil fédéral le 13 mai 2020.  La mise à disposition de l’application à l’ensemble de la population suisse dépendra du Parlement, qui doit en déterminer le cadre légal. L’application test deviendra caduque dès que la version publique aura été mise à disposition. 

Si le Parlement se penche rapidement sur la question, le déploiement de l’application pourrait avoir lieu début juin, parallèlement à la nouvelle étape du déconfinement.

L’application utilise une mise à jour proposée par Google et Apple sur leur système d’exploitation respectif, Android et iOS. Il faudra que votre appareil puisse accepter cette mise à jour. Tout smartphone de moins de 4 ans devrait être compatible.

A propos de l’essai pilote

L’essai pilote mené dans les deux EPF permettra de vérifier le fonctionnement de toute la chaîne, y compris le système permettant aux médecins de générer les “codes-covid” à introduire dans l’application. Ainsi bien sûr que le système de notification en cas d’exposition à risque.

Plus il y en a, mieux c’est. Apple limite à 10’000 le nombre de personnes qui peuvent télécharger une application en phase de test.

En effet, les règles de sécurité doivent être appliquées à l’EPFL et à l’ETH Zurich, ce qui limitera forcément le nombre de “contacts positifs”. Mais ça ne compromet pas la pertinence du test.  

Le pilote est autorisé par le Conseil fédéral via une ordonnance rendue le 13 mai. Elle ne s’applique qu’aux “populations test” identifiées par le gouvernement. La version grand public pourra être déployée une fois que le Parlement aura pu légiférer, en principe début juin.

Oui, des données réelles seront utilisées. Les personnes qui ressentent des symptômes pourront s’adresser au centre de dépistage de Vidymed (voir ci-dessus) ou a leur médecin, en indiquant qu’elles font partie du test pilote.

Vraisemblablement assez faible, mais si plusieurs milliers de personnes participent, il est tout de même possible que quelques cas surviennent.

La préparation du lancement de l’app est un processus dynamique. Les éventuels dysfonctionnements qui seront repérés durant le test pourront être corrigés avant le lancement de la version grand public.